Méningite : campagne de vaccination exceptionnelle sur le campus de Dijon

Après les décès de deux étudiants de l'université de Dijon, tous deux victimes d'une méningite bactérienne, une vaste campagne de vaccination est lancée.

Méningite : campagne de vaccination exceptionnelle sur le campus de Dijon
© JC Tardivon/SIPA

Trois cas d'infection invasive à méningocoque sont survenus entre octobre et décembre chez des étudiants de l'Université de Bourgogne-Franche-Comté, campus de Dijon. Parmi eux, deux sont décédés et l'état de santé du troisième évolue favorablement. L'ARS Bourgogne Franche-Comté a, dans un premier temps, mis en place des mesures visant à protéger les proches des victimes. Selon un communiqué de presse publié mardi 3 janvier, "les 48 personnes de l'entourage proche de l'étudiante décédée [fin décembre, ndlr] qui ont été contactées pour leur recommander une prophylaxie antibiotique ainsi qu'une vaccination se portent bien". De plus, "leur état de santé n'est plus menacé" et "aucun cas nouveau de méningite n'est à déplorer".

Interrompre la propagation de la bactérie. Selon les investigations menées sur le campus, les deux étudiants touchés par la méningite n'avaient pas été en contact. Ce qui signifie que la bactérie circule via des porteurs sains qui ne développent pas la maladie. Aussi, l'ARS Bourgogne Franche-Comté a décidé de mettre en place des mesures de prévention à grande échelle. L'objectif étant d'interrompre la propagation de la bactérie au sein de la communauté étudiante. Une campagne de vaccination est donc organisée sur le campus de Dijon, dès le 4 janvier. Tous les étudiants sont invités à se faire vacciner. Au total, environ 30 000 étudiants et personnels sont ciblés par ce dispositif. Un numéro vert dédié est mis en place par l'ARS pour répondre aux questions, du lundi au vendredi, de 9 heures à 17 heures : 0 805 200 550.

Un contact rapproché pendant plus d'un heure... Le méningocoque est un germe très fragile qui ne survit pas dans l'environnement mais se transmet par la salive. On peut attraper le méningocoque en discutant avec une personne infectée, même si celle-ci n'a pas de symptômes de la maladie. De fait, une personne peut être porteuse de la bactérie sans présenter de symptômes particuliers (porteurs sains). Un contact rapproché pendant plus d'une heure avec une personne infectée présente un risque de contamination. La méningite se traduit par une forte fièvre, des maux de tête, une raideur de nuque avec des vomissements et une gêne à la lumière. La vaccination demeure le meilleur moyen de protection contre la méningite.

Les infections invasives à méningocoque sont relativement rares en France, avec 469 cas notifiés en 2015, ayant entraîné 53 décès, selon des chiffres de l'Institut national de veille sanitaire (InVs).

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