Pic de pollution : comment s'en protéger ?

L'épisode de pollution de l'air aux particules fines est appelé à se poursuivre samedi sur la moitié nord et sur le quart sud-est du pays.

Pic de pollution : comment s'en protéger ?
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À la veille des vacances scolaires, particulièrement propices aux activités de loisirs, Marisol Touraine, appelle, dans un communiqué de presse diffusé ce vendredi, à la vigilance en raison d'un nouveau pic de pollution.

Elle rappelle les recommandations pour protéger sa santé. 

Concernant la population générale, il est conseillé de :

  • réduire les activités physiques et sportives intenses, en plein air ou en intérieur, jusqu'à la fin de l'épisode si des symptômes sont ressentis (fatigue inhabituelle, mal de gorge, nez bouché, toux, essoufflement, sifflements, palpitations) ;
  • prendre conseil auprès d'un médecin ou pharmacien, en cas de gêne inhabituelle (par exemple : toux, mal de gorge, nez bouché, essoufflement, sifflements).

Par ailleurs, les personnes les plus vulnérables (les nourrissons et les jeunes enfants, les femmes enceintes, les personnes âgées, les personnes asthmatiques ou souffrant de pathologies cardiovasculaires ou respiratoires) doivent :

  • éviter les activités physiques et sportives intenses, en plein air ou à l'intérieur ;
  • limiter les sorties à l'extérieur des nourrissons dans la durée et éviter ces sorties en début de matinée et en fin de journée, ainsi qu'à proximité des axes routiers ;
  • différer l'aération des logements aux périodes de fin de matinée ou de début d'après-midi ;
  • en cas de gêne respiratoire ou cardiaque inhabituelle, consulter un médecin ou pharmacien.

Rappelons que depuis le dépassement des seuils la semaine dernière, les services de santé sont pleinement mobilisés. Les autorités sanitaires assurent une surveillance continue des effets de cet épisode sur la santé. Par ailleurs, les professionnels et les établissements de santé ont été alertés et sont prêts à répondre à un éventuel afflux de patients dans les zones concernées, précise le ministère de la Santé. 

Lors des pics de pollution, les concentrations en particules fines PM10 (particules de très petite taille dont la taille est inférieure à 10 micromètre), en ozone, en dioxyde d'azote et en dioxyde de souffre dépassent les seuils de recommandation. La très petite taille des particules fines leur permet de passer au travers des alvéoles pulmonaires et de rejoindre la circulation sanguine. Les particules fines augmentent ainsi le risque de développer une maladie coronarienne, notamment par l'épaississement de la paroi des artères. Mais ce n'est pas tout. Au niveau du système respiratoire, elles provoquent une réaction inflammatoire qui peut alors provoquer ou aggraver les réactions allergiques et l'asthme. 

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