Don d'organes : nous sommes tous concernés

Acte de solidarité gratuit, volontaire et anonyme, le don d'organes continue de changer la vie de milliers de malades chaque année. D'où l'importance de comprendre les modalités qui le régissent.

Don d'organes : nous sommes tous concernés
© dolgachov - 123RF

Le 22 juin 2016 marque la 16e édition de la Journée nationale de réflexion sur le don d'organes et la greffe et de reconnaissance aux donneurs. A cette occasion, l'Agence de Biomédecine lance une campagne d'information dont le thème cette année est la connaissance de la loi régissant le don d'organe.

Nous sommes tous donneurs. En France, la loi repose sur un principe de solidarité nationale rendant tout le monde donneur présumé. En d'autres termes, tout le monde est donneur d'organes par défaut, sauf si un refus a été exprimé par l'inscription sur le registre national des refus, ou auprès des proches. Concrètement, voilà comment les choses se déroulent. Après un décès, l'équipe de coordination hospitalière vérifie si le défunt est inscrit sur le registre national des refus. Si la personne en est absente, l'équipe de coordination hospitalière s'entretient avec la famille afin de connaître sa position sur le don d'organes. Les décès menant à une possibilité de don d'organes sont le plus souvent soudains et malgré leur douleur, les familles doivent réfléchir rapidement à la question. C'est pourquoi les équipes hospitalière s'assurent que le recueil de leur témoignage soit toujours fait avec respect et accompagnement. Lorsque la réponse communiquée est favorable au don d'organes, les organes sont prélevés avec autant de soin que pour une personne en vie, et une fois l'opération finie, le corps est habillé et rendu à la famille. En cas de refus, la volonté des familles est respectée et aucun prélèvement n'est effectué.

Le don d'organe, on en parle ! Que l'on soit pour ou contre le don d'organes, toutes les opinions sont respectées. Faut-il encore qu'elles soient connues par la famille ! En témoigne Brice, un homme qui a perdu son père, dont il ne connaissait pas la position par rapport au don d'organes "Pour leur répondre il a fallu qu'on pense à lui, à des détails. On a pensé à sa générosité. Il aimait les gens, il donnait son sang." C'est souvent un choix à faire dans l'urgence pour les familles, alors qu'elles sont encore sous le choc de la perte d'un proche. Parler du don d'organes de manière claire, et faire les démarches légales nécessaires, comme par exemple s'inscrire sur le registre national des refus si l'on ne souhaite pas être donneur, ou obtenir une carte de donneur, évite d'accabler la famille d'un choix compliqué, mais permet surtout de s'assurer que son propre choix sera respecté. 

Dernier espoir de bon nombres de malades, plus de 5700 greffes sont réalisées en France chaque année. 

Pour plus d'information, consultez le site de l'Agence de Biomédecine. Retrouvez ci-dessous le spot TV de leur campagne : 

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