Comment se protéger des perturbateurs endocriniens ?

Du plat préparé dans sa barquette en plastique aux meubles de la chambre d'enfant, en passant par les cosmétiques, les perturbateurs endocriniens impactent notre santé. S'il semble impossible de les éviter, on peut au moins choisir de limiter notre exposition.

Des médecins viennent de lancer une campagne de prévention contre les perturbateurs endocriniens, ces substances qui détraquent notre organisme. Leur objectif : mieux informer le grand public, mais aussi les médecins sur ce sujet de santé publique. Les perturbateurs endocriniens regroupent un ensemble de substances chimiques (bisphénol, phtalates, pesticides, parabènes, distilbène...) présents dans l'environnement et les objets du quotidien. Une fois dans notre organisme, même en très faible quantité, ils perturbent le fonctionnement du système endocrinien, c'est à dire de toutes les glandes qui libèrent des hormones. Le pancréas, la glande thyroïde, les ovaires et les testicules peuvent ainsi voir leur fonctionnement perturbé. Il semblerait par ailleurs, qu'au-delà de la dose, les perturbateurs endocriniens puissent avoir un impact sur le long terme, soit des années plus tard. Des effets d'autant plus néfastes que l'exposition aux substances se ferait à des périodes clés, en particulier pendant la grossesse et l'enfance. 

À l'heure actuelle, des études scientifiques montrent que les perturbateurs endocriniens détériorent la qualité du sperme et peuvent mener à des problèmes de stérilité. Les perturbateurs sont également suspectés de provoquer des accouchements prématurés, des retards de développement ou encore des troubles de la puberté chez les adolescents (puberté précoce). "Un certain nombre d'affections sont aujourd'hui suspectées d'être la conséquence d'une exposition aux PE : baisse de la qualité du sperme, augmentation de la fréquence d'anomalies du développement des organes ou de la fonction de reproduction, abaissement de l'âge de la puberté… Le rôle des PE est aussi suspecté dans la survenue de certains cancers hormono-dépendants", décrit le ministère de la SantéEn effet, même si les liens ne sont pas confirmés, les pathologies hormonales, telles que le diabète de type 2, l'obésité et  les cancers hormonaux dépendants (cancer du sein, du testicule, de la prostate et de l'ovaire) augmenteraient en raison de notre exposition aux PE. Il reste cependant encore de nombreux points à éclaircir, en particulier sur leurs mécanismes d'action et les voies d'exposition.