Cancer du sein : 1600 anomalies génétiques identifiées

Un projet de recherche international, mené par l'Institut national du cancer, a conduit à l'identification de la quasi totalité des anomalies génétiques à l’origine des tumeurs du sein.

Cancer du sein : 1600 anomalies génétiques identifiées
© Piotr Marcinski - 123 RF

L'Institut national du cancer (Inca) annonce dans son dernier communiqué de presse que la quasi-totalité des anomalies génétiques à l'origine des tumeurs du sein sont maintenant identifiées. Ces découvertes sont le fruit d'un projet s'inscrivant dans le consortium international de génomique du cancer (ICGC), et dont l'ensemble des résultats sont parus dans la revue scientifique Nature

5 nouveaux gènes ont été découverts. Les chercheurs ont passé au crible l'ADN complet de 560 tumeurs du sein. L'étude a globalement abouti à l'établissement d'un catalogue quasi complet de toutes les modifications génétiques à l'origine des tumeurs du sein. Au total, 1600 anomalies détectées dans 95% des tumeurs et concernant 93 gènes différents, ont été notifiées. Parmi ces derniers, 10 sont altérés dans 62 % des tumeurs. De plus, ce séquençage record a permis la découverte de 5 nouveaux gènes impliqués dans le cancer du sein

Vers de nouvelles thérapies. Par ailleurs, chez certaines patientes, le génome tumoral présentait des signatures génomiques déjà retrouvées chez des patientes porteuses de la mutation BRCA1/2. Selon les chercheurs, cela suggère que les femmes possédant ces signatures pourraient bénéficier du même traitement que les femmes présentant les mutations BRCA1/2.  

Les causes génétiques du cancer du sein sont très variées et leur connaissance est primordiale pour développer des traitements ciblées et efficaces contre la maladie. Les traitements ciblés sont créés en fonction de l’anomalie génétique à l'origine de la tumeur à traiter. Leur but est de s'attaquer uniquement aux cellules tumorale afin d'épargner au maximum les cellules saines. 

De nos jours, le cancer du sein demeure le cancer le plus diagnostiqué et le plus meurtrier chez la femme. 

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