5 choses à savoir sur le virus Zika

Bien que bénin dans la plupart des cas, le virus Zika se propage rapidement à travers le monde. Et inquiète les autorités de santé, notamment en raison de complications survenant chez les femmes enceintes.

5 choses à savoir sur le virus Zika
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Pas de vaccin, ni de traitement

Le traitement est uniquement symptomatique : antalgique contre les douleurs et repos. Il n'existe à ce jour aucun traitement spécifique contre le virus Zika. Quant aux vaccins, ils sont actuellement à l'étude dans une quinzaine de laboratoires, a précisé l'OMS lors d'une conférence de presse le 12 févier. Deux vaccins semblent particulièrement prometteurs : l'un est développé par l'Institut national de la santé américain, l'autre par le laboratoire indien Bharat Biotech. Mais "en dépit de ce paysage encourageant, il n'y aura pas d'essai à grande échelle de vaccins avant au moins 18 mois ", a nuancé l'OMS.

Microcéphalies et Guillain-Barré : les liens se précisent

Si la maladie à virus Zika est la plupart du temps bénigne, certaines complications neurologiques inquiètent les spécialistes et l'OMS. Ainsi, des syndromes de Guillain-Barré ont été observés chez des adultes infectés par Zika. Ce virus est de plus très fortement suspecté, quand il touche une femme enceinte, d'entraîner une grave malformation congénitale du foetus, la microcéphalie (réduction du périmètre crânien, néfaste au développement intellectuel). Dans une étude publiée le 11 février par la revue américaine spécialisée New England Journal of Medecine, des chercheurs slovènes rapportent avoir identifié le Zika dans des tissus cérébraux du foetus d'une femme rentrée l'an passé du Brésil, où elle avait contracté le virus, et "en l'absence de toute autre cause". Vendredi, les experts de l'OMS ont déclaré qu'ils sauront dans "quelques semaines" si le virus Zika cause la microcéphalie et le syndrome Guillain-Barré.

Un virus repéré pour la première fois en 1947

Comme la dengue et le chikungunya, le virus Zika, qui tire son nom d'une forêt en Ouganda où il a été repéré pour la première fois en 1947, se transmet par une piqûre de moustique du genre Aedes aegypti ou Aedes albopictus (moustique tigre).

Un virus présent sur tous les continents

Le Brésil est le pays le plus touché au monde, avec environ un million et demi de personnes contaminées depuis 2015, suivi de la Colombie. Alors que le virus "se propage de manière explosive", l'OMS a décidé début février que la situation était "une urgence de santé publique de portée internationale", créant dans la foulée une "unité de réponse globale". L'agence onusienne ne recommande toutefois pas de restriction aux voyages vers les pays affectés. Par ailleurs, le virus Zika ne remet pas en cause les prochain JO de Rio, ainsi que l'a déclaré la présidente brésilienne Dilma Roussef : "Le Brésil et le monde ont perdu la bataille contre la dengue, mais nous avons gagné la guerre contre la fièvre jaune, transmise par le même moustique. Nous gagnerons la guerre contre le Zika", a-t-elle officiellement déclaré ce week-end, avant de lancer une campagne de prévention. Quelque 220 000 militaires brésiliens feront ainsi du porte-à-porte dans plus de trois millions de domiciles pour aider la population à combattre le moustique et pulvériser d'insecticide les foyers de prolifération les jours suivants.

La lutte contre les moustiques s'organise

Les symptômes du virus Zika étant le plus souvent bénins, l'OMS estime que le développement d'anti-viraux n'est pas prioritaire, à l'inverse des mesures préventives, comme les produits prophylactiques chimiques. L'OMS étudie aussi "la dissémination de moustiques génétiquement modifiés afin de réduire la population de moustiques". Enfin, l'organisation préconise de se protéger des moustiques en portant des vêtements longs le matin et en soirée et de dormir sous des moustiquaires. 

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