Après son cancer, elle donne naissance au 1er bébé issu d'une congélation ovocytaire

Une femme de 32 ans, remise d’un cancer, vient de donner naissance à une petite fille grâce à une congélation d’ovocytes. Une première en France.

Après son cancer, elle donne naissance au 1er bébé issu d'une congélation ovocytaire
© thesis303

C'est un message d'espoir pour les patientes atteintes d'un cancer. Une jeune femme de 32 ans, aujourd'hui guérie de la maladie, a donné naissance en décembre dernier à une petite fille grâce à une vitrification ovocytaire. Elise est le premier bébé issu de cette technique réalisée avant un traitement anticancéreux en France.

"En 2013, sa maman, atteinte d'un lymphome de Hodgkin, avait pu bénéficier avant le début d'une chimiothérapie très toxique pour les ovaires d'une stimulation ovarienne en vue d'une autoconservation ovocytaire par une technique autorisée en France depuis 2011 appelée vitrification", explique l'Agence Régionale de Santé (ARS) de Provence-Alpes Côte d'Azur. La vitrification d'ovocytes consiste en fait à congeler dans l'azote liquide les ovocytes de la patiente. Une fois que celle-ci est guérie, ils sont décongelés puis fécondés afin d'obtenir des embryons qui seront ensuite implantés dans l'utérus de la future mère.

Seules six naissances dans le monde. L'ARS a précisé qu'"à ce jour, les publications ne rapportent que six enfants nés dans le monde grâce à cette technique dans le contexte de la préservation de la fertilité pour cancer". Michèle Pibarot, médecin coordinatrice de la plateforme régionale "Cancer & Fertilité", a expliqué au journal 20 Minutes que "pour les patients les plus jeunes, c'est une formidable avancée. Après une guérison, ils peuvent espérer mener une vie normale avec leur bébé. C'est aussi une manière de mieux vivre après un cancer".

Systématiser l'accès à la préservation de la fertilité. L'Agence rappelle qu'il est essentiel de prendre en compte le fait que "certains traitements du cancer pourront altérer, de façon provisoire ou définitive, la fonction de reproduction" d'une personne atteinte de la maladie. "Il est dans ce cas fondamental de préserver, idéalement avant tout traitement, des gamètes ou du tissu germinal chez les patients, hommes ou femmes, adultes et enfants, dont la fertilité pourrait être altérée par le traitement anticancéreux." Les progrès réalisés dans la prise en charge des patients sont considérables d'où "l'importance de systématiser l'accès à la préservation de la fertilité dès la phase d'annonce du traitement".

Lire aussi