Un bébé guérit pour la première fois d'une leucémie

Atteinte d’une leucémie particulièrement agressive, une petite fille d’un an a réussi à guérir grâce à un traitement expérimental. Des résultats très prometteurs qui restent encore à reproduire.

Un bébé guérit pour la première fois d'une leucémie
© eugenesergeev

C’est une première mondiale. Des médecins ont annoncé qu’une petite fille britannique âgée d’un an a guéri d’une leucémie grâce à un traitement impliquant des cellules immunitaires génétiquement modifiées. Le professeur Paul Veys, directeur de l’unité de transplantation de moelle osseuse du Great Ormond Street Hospital (GOSH) de Londres où était soignée Layla Richards, a déclaré que "sa leucémie était tellement agressive qu’une telle réponse est presque un miracle", selon l’AFP.

Un traitement expérimental en cours de développement. La petite Layla était en fait porteuse d’une leucémie aiguë lymphoblastique, forme la plus commune de leucémie infantile. Sa maladie avait été diagnostiquée à l’âge de 14 semaines seulement. Elle avait alors été traitée par chimiothérapie et par greffe de moelle osseuse, en vain. Les médecins avaient ainsi ensuite envisagé des soins palliatifs et de fin de vie. Ils ont tout de même proposé par la suite à la famille du bébé, un traitement expérimental en cours de développement. Celui-ci consistait à modifier les globules blancs d’un donneur sain afin que ces cellules immunitaires puissent venir à bout de la leucémie résistante aux médicaments. La fillette a ainsi reçu une injection de ces cellules génétiquement modifiées. "Les médecins ont expliqué que même si nous pouvions essayer le traitement, il n’y avait aucune garantie que cela fonctionnerait, mais nous avons prié pour que ce soit le cas", a assuré Ashleigh Richards, le père de Layla.

Les résultats doivent être encore reproduits. Cette technique expérimentale qui se révèle très prometteuse n’avait été utilisée qu’une seule fois dans le cas de patients porteurs du VIH. Les résultats doivent être ainsi encore reproduits et les scientifiques restent pour l’heure très vigilants. "Nous avons seulement utilisé ce traitement sur une petite fille très forte, et nous devons être prudents en affirmant qu’il s’agira d’une option de traitement approprié pour tous les enfants", a ainsi déclaré Waseem Qasim, professeur de thérapie cellulaire et génétique et médecin spécialiste en immunologie de l’hôpital GOSH. Celui-ci a toutefois ajouté que "si cela est reproduit, cela pourrait représenter un grand pas en avant dans le traitement de la leucémie et d’autres cancers".

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