Comprendre et éviter les perturbateurs endocriniens Les perturbateurs endocriniens dans nos salles de bains

Parabène et autres conservateurs
sont présents en masse dans les
produits de beauté et d'hygiène.
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Les conservateurs des cosmétiques et produits d'hygiène ne sont pas sans risques pour la santé. Comment les identifier et les bannir de nos salles de bains ?

Utilisés pour éviter le développement de nombreux champignons et bactéries et ainsi permettre à un produit de beauté ou d’hygiène de se conserver plusieurs mois après ouverture, les parabènes ont longtemps envahi les flacons. Mais depuis plusieurs années, les étiquettes se targuent souvent de la mention "sans parabène". Il a même été interdit dans les produits cosmétiques pour enfants de moins de trois ans en 2011 par la Commission Européenne. Pourquoi une telle méfiance ? Ce perturbateur endocrinien est suspecté d’avoir un effet proche des œstrogènes, une des hormones féminines, et donc de posséder un rôle dans certains cancers hormono-dépendant comme le cancer du sein. Des parabènes ont ainsi été retrouvés dans des tumeurs du sein, comme le montre une étude menée par des chercheurs britanniques en biologie cellulaire et moléculaire.

Néanmoins, la fameuse inscription "sans parabène" ne signifie pas qu’il n’y a pas d’autres conservateurs toxiques. Il est en effet très souvent remplacé par le phénoxyéthanol, un autre composé au caractère allergène et potentiellement cancérogène. C’est pourquoi l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament (ANSM) recommande de ne pas dépasser une concentration en phénoxyéthanol de 0,4% pour les produits destinés aux enfants de moins de trois ans.

En parallèle, un autre perturbateur endocrinien s’est installé dans les dentifrices, les fonds de teints ou les déodorants : le triclosan, utilisé comme conservateur pour ses propriétés antibactériennes. Le problème : ses effets sur les hormones produites par la thyroïde et sur le déclenchement de la puberté, pour le moment démontré chez le rat par des endocrinologues américains.

  • Conseil : apprenez à identifier les perturbateurs sur les étiquettes de vos produits préférés. Des applications pour smartphone telles que "Noteo" ou "skin deep" peuvent vous aider en "flashant" simplement le code barre du produit. Favorisez aussi les produits biologiques possédant une certification : seuls 1,3 % des produits labelisés biologiques contiennent des perturbateurs endocriniens (selon Noteo).
  • Consultez le petit guide santé des bio-cosmétiques de l’ASEF. 

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