Garder son calme : la clef d'une bonne santé ?

Réagir négativement et perdre son calme face à une situation stressante de la vie quotidienne auraient un impact négatif sur notre santé. Explications.

Garder son calme : la clef d'une bonne santé ?
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Le secret d’une bonne santé ? Garder son calme en toutes situations, même les plus stressantes ! C’est le résultat d’une étude menée par des chercheurs en santé bio-comportementale de l’Université de Pennsylvanie, aux Etats-Unis, parue dans la revue scientifique Health Psychology le 1er juin 2015. En effet, les personnes réagissant négativement aux désagréments de la vie quotidienne présenteraient des réponses inflammatoires plus fortes. Le problème : ces dernières sont susceptibles d’altérer l’état de santé général, en jouant un rôle dans les maladies chroniques telles que cancers, maladies cardiovasculaires ou encore déclin cognitif.

Connaître l’impact d’un stress quotidien. Jusqu’ici, des études avaient déjà établi un lien entre stress chronique et réponse inflammatoire. Cette réaction de défense du système immunitaire est normale, mais peut devenir dangereuse lorsqu’elle devient chronique ou trop fréquente. Cette nouvelle étude constitue un nouvel apport à ces connaissances, en évaluant l’impact du stress quotidien et ponctuel sur la réponse inflammatoire. En effet, la recherche a porté sur 872 adultes américains volontaires, qui ont rapporté pendant huit jours d’affilée les facteurs de stress de leur vie quotidienne et leurs réactions associées, positives ou négatives. Parmi ces facteurs de stress : les conflits domestiques ou professionnels, les discriminations ou encore les retards de train. Ces données ont alors été mises en parallèle avec les résultats de prises de sang régulières mesurant les marqueurs biologiques d’une inflammation. Conclusion : "les adultes qui ne parviennent pas à maintenir d’émotions positives face à un facteur de stress mineur dans la vie quotidienne semblent présenter des niveaux élevés de marqueurs d’inflammation", écrivent les auteurs de ces travaux. Il s’agit selon eux de la première étude montrant que "la manière de réagir aux facteurs de stress quotidien pourrait impacter plus fortement la réponse inflammatoire que la fréquence même de ces facteurs".

Les femmes plus touchées par le stress ? Selon cette recherche, les femmes présentant des réactions négatives face aux facteurs de stress affichent des quantités sanguines de marqueurs d’inflammation supérieures à celles des hommes se comportant de la même manière. Comment expliquer cette différence ? Selon les scientifiques, "les raisons sous-jacentes à ces disparités de genre ne sont pas claires, mais pourraient être liées aux hormones sexuelles ou […], à des facteurs comportementaux (par exemple le régime, l’exercice physique et le sommeil) sensibles au stress." Face à ces résultats, la solution de la détente s’impose ! Ainsi, la prochaine fois que votre train a du retard ou qu’un conflit pointe le bout de son nez : respirez profondément et faites appel à vos pensées les plus positives… il y va de votre santé !

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