Vaccin contre le cancer du col de l'utérus : vraiment utile ? Vaccin contre le papillomavirus : les agences de santé rassurent

Faces aux plaintes et aux questionnements autour de la vaccination contre les papillomavirus, les agences de santé se veulent rassurantes. Selon elles, le balance bénéfice/risque reste en faveur de la vaccination.

Les agences sanitaires de santé française et européenne assurent une surveillance attentive des vaccins contre les papillomavirus (Gardasil et Cervarix), à travers le Plan de gestion des risques (PGR), les études scientifiques et les déclarations d'effets indésirables. 

En décembre dernier, suite au premier dépôt de plainte contre le Gardasil, la PRAC (Agence européenne de santé) a confirmé dans une lettre d'information destinée aux professionnels de santé que les données actuellement disponibles confirmaient un rapport bénéfice/risque favorable des vaccins contre les papillomavirus. Elle les invitait à cette occasion à poursuivre leurs efforts pour améliorer la couverture vaccinale en France. Tout en rappelant par ailleurs que la vaccination ne se substitue pas au dépistage par frottis cervico-utérin. 

De son côté, l'Agence française du médicament est elle aussi formelle : le vaccin n'entraîne pas de sur-risque. Rappelant qu'environ 5,2 millions de doses de Gardasil ont été distribuées depuis sa mise sur le marché, elle note que sur cette période, 435 cas d'effets indésirables graves dont 135 cas de maladies auto-immunes incluant 15 cas de sclérose en plaques. "Le taux de déclaration est stable depuis le début de la commercialisation", précise l'Agence du médicament. Par ailleurs, elle explique que selon une étude menée sur deux millions de jeunes femmes nées entre 1992 et 1996 et suivies sur une période allant de 2008 à 2010, le taux d'hospitalisation pour des maladies auto-immunes est similaire chez les jeunes filles vaccinées ou non vaccinées. Selon le Haut Conseil de la santé publiqué (HCSP) : "le nombre total de manifestations auto-immunes reste bien inférieur à celui attendu dans la population générale".

Au niveau mondial ce sont plus de 127 millions de doses de vaccin qui ont été distribuées. D'après les données de surveillance disponibles, on n'observe pas non plus d'incidence particulière de maladies auto-immunes du système nerveux central pour le Gardasil.  

Pour résumer, les cas rapportés sont exceptionnels et surtout pas plus fréquents que ceux attendus dans une population de jeunes filles vaccinées. Dans tous les cas, ces maladies peuvent survenir en l'absence de toute vaccination. 

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