Ménopause : "Il faut se dire que demain, ça ira peut-être mieux"

La ménopause est un cap très difficile à passer pour les femmes. Martine nous raconte comment, grâce à sa psychiatre, elle relativise ses soucis pour se tourner avec optimisme vers l'avenir.

Tout savoir sur la ménopause

Martine : "Vers 40 ans je n'avais presque plus de règles et énormément de bouffées de chaleur... Ca a duré 10 ans et le plus marrant c'est que ma gynéco m'avait prévenue : "Il y a hélas des femmes qui traînent leur pré-ménopause 10 ans..."

"J'ai subi des bouffées de chaleur terribles, surtout la nuit"

C'était mon cas et j'en ai bien bavé ! Je suis ménopausée depuis 1 an ou 2 car j'ai des règles encore une fois tous les 6 mois environ...
J'ai subi des bouffées de chaleur terribles, surtout la nuit (se lever pour se doucher parce qu'on est inondée... Et qu'on grelotte de froid donc on ne peut pas dormir).
Puis elles sont apparues durant la journée depuis 1 an environ. Et là, il faut aller changer de pull ou de tee-shirt même au travail.
Mais ce sont surtout les troubles du caractère et de l'humeur (très négative, triste et surtout une grande émotivité (me mettre à pleurer dans la voiture parce qu'il y a un pauvre chat écrasé sur le bord de la route) qui m'ont posé problème. J'avais aussi une grande fatigue associée, mais c'est un peu normal parce qu'il faut dire que les nuits sont très mauvaises.

 

Des psychothérapies pour aider à passer le cap

J'avais aussi  l'envie de me replier complètement sur moi, ne voir personne, ne plus sortir, bref n'être bien que dans mon cocon... Je ne parle même pas de sexualité : c'est un mot que je ne connais plus. Mais pour ma part, ce n'est pas le pire.

"Une psychiatre m'aide à passer le cap avec des séances de psychothérapies"


J'ai essayé un traitement hormonal substitutif : Estreva® gel et comprimés de progestérone le soir: très efficace au bout d'un mois, uniquement pour les bouffées de chaleur. Mais j'ai arrêté car je me suis aperçue au bout de 6 mois que j'avais pris 4 kg ! Depuis, j'ai tout re-perdu, mais les bouffées de chaleur sont revenues. Pour le reste, je vais voir une psychiatre (si, si !) qui m'aide à passer le cap par des séances de psychothérapies... Il faut savoir de toute façon que la cinquantaine amène son cortège de bilans (souvent pas terribles...) et qu'on est rarement à l'abri d'une petite dépression, masquée par le fait qu'on a élevé nos petits amours qui sont partis, nos repères (les parents) nous quittent à ce moment là aussi... Le travail qui nous fait nous remettre en question (place aux jeunes), notre corps et le peau de notre visage qui ne reflètent plus les rêves et la fraîcheur que nous gardons dans nos têtes... Il faut se dire que demain, ça ira peut-être mieux. Courage."

 

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