Réduire les récidives du cancer du sein grâce au sport Publié le 26/01/2012 par Gaëlle Monfort

andres rodriguez fotolia Depuis quelques mois, l'Institut Curie, en partenariat avec l'association sportive Siel Bleu, propose aux femmes qui ont été soignées pour un cancer du sein de suivre un programme d'activités physiques adapté. Des études ont en effet montré que la pratique sportive diminue le risque de récidive.

250 andres rodriguez fotolia
© Andres Rodriguez_fotolia Les cours en groupes sont prisés pour leur bonne ambiance.

Autrefois, les médecins préconisaient aux femmes ayant été traitées pour un cancer du sein de se ménager, de faire le moins d'efforts possible. Ce temps est désormais révolu. "Aujourd'hui, on sait que pendant le temps des traitements la femme doit se reposer et ne pas se fatiguer. Mais ensuite, la reprise d'une activité physique est très importante à la fois pour se remettre plus facilement dans la "vie" et pour maintenir un organisme en bonne santé", explique le Dr Laure Copel, médecin cancérologue, spécialiste des soins de support à l'Institut Curie.

"Le sport ne remplace pas les traitements, prévient le Dr Séverine Alran, chef du service de chirurgie du sein à l'Institut Curie, mais il est complémentaire aux traitements visant à limiter la récidive." Car de nombreuses études scientifiques ont prouvé que la pratique d'un sport après un cancer du sein permet de diminuer le risque de récidive de près de 30% par rapport aux femmes qui ne pratiquent aucune activité. Il améliore aussi la qualité de vie des patientes guéries qui ont parfois des séquelles dues aux différents traitements.

Le sport ne remplace pas les traitements, il les complète

"L'activité physique après un cancer du sein a deux missions principales : aider la femme à lutter contre la fatigue due aux traitements et principalement à la chimiothérapie, et également limiter le risque de rechute", explique le Dr Copel. C'est dans cette perspective que l'Institut Curie a mis en place le partenariat avec l'association Siel Bleu. Cette association compte 320 intervenants, tous issus de la filière universitaire STAPS (sciences et techniques des activités physiques et sportives), option Activité physique adaptée. Ils sont donc formés pour indiquer les bons gestes à suivre pour ces femmes, plus fragiles que les autres.

Du sport sur ordonnance

Après un entretien individuel avec chaque femme, trois activités physiques lui sont proposées (marche, natation, danse, course à pieds, etc.). Des cours individuels ou en groupe ont lieu toutes les semaines à Paris et à St-Cloud. La femme suit l'évolution de ses sensations et de ses efforts en remplissant régulièrement un carnet de suivi fourni et adapté à sa situation.

Le sport permet de faire la transition entre les traitements et le retour à la vie normale

Ce programme permet aux femmes de reprendre une activité physique lorsqu'elles ont terminé leur traitement (environ 4 mois après la fin du traitement curatif). "L'activité sportive adaptée est prescrite sur ordonnance ! Les femmes doivent prendre conscience de son importance pour améliorer leur vie et diminuer le risque de rechute. Le sport vient en plus des traitements préventifs de récidive et de la kinésithérapie. Il permet aussi une phase de transition entre la fin des traitements curatifs et le retour à une vie plus normale", précise le Dr Alran.

Le but est également d'apprendre aux femmes à prendre soin d'elles au quotidien en prenant de bonnes habitudes. L'alimentation est aussi étudiée avec elles, pour qu'elle soit la plus équilibrée possible, car le surpoids est un facteur très important de récidive et de comorbidités.

D'autres établissements de soin en France proposent également ce type de programme. N'hésitez pas à vous renseigner.

D'après une conférence de presse de l'Institut Curie.

Pour en savoir plus, consultez le site internet de l'Institut Curie.

vg miramiska fotolia

10 idées reçues sur le cancer du sein

Un tiers des cancers détectés chez la femme sont des cancers du sein. Le traitement hormonal substitutif, les déodorants ou encore le dépistage organisé sont souvent accusés de l'augmentation du nombre de diagnostics. Lire

sante 17369713 arto fotolia

Cancer du sein : dépisté tôt, il sera plus facilement guéri

Le programme de dépistage organisé propose une mammographie gratuite à toutes les femmes de 50 à 74 ans. Cette année, les proches des femmes concernées sont également impliqués afin de leur en parler et de les convaincre. Lire

Gaëlle Monfort, Journal des Femmes

Autour du même sujet

  • Cancer du sein et nutrition - Conseils : cancer et nutritionSantéGénital-Urinaire
  • Dépistage organisé - 10 idées reçues sur le cancer du seinSantéGénital-Urinaire
  • Dépistage cancer du sein - Dépistage cancer du seinSantéGénital-Urinaire
  • Dépistage cancer du sein - Dépistage cancer du seinSantéGénital-Urinaire
  • Hérédité et causes - Chat cancer du seinSantéGénital-Urinaire
  • Hormones et pilule - Chat cancer du seinSantéGénital-Urinaire
  • Alimentation - Chat cancer du seinSantéGénital-Urinaire
  • Symptômes - Chat cancer du seinSantéGénital-Urinaire
  • Ester Lynne : cancer du sein - Ester Lynne : cancer du seinSantéGénital-Urinaire
  • Reconstruction mammaire - Ester Lynne : cancer du seinSantéGénital-Urinaire
  • Plus de contenus similaires Moins
A VOIR EGALEMENT
Votre avis sur cette publicité

Sondage

A quelle fréquence consommez-vous du poisson ?

Tous les sondages