Plus de naissances prématurées chez les femmes exposées à des phtalates pendant la grossesse

Alors que le nombre de naissances prématurées est en progression, la piste de l'exposition aux phtalates est sérieusement envisagée selon une nouvelle étude.

Plus de naissances prématurées chez les femmes exposées à des phtalates pendant la grossesse
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Les phtalates, ce sont des produits chimiques mieux connus sous le nom de perturbateurs endocriniens et déjà suspectés de jouer un rôle dans la baisse de la fertilité ou dans les troubles de la puberté. Ils sont partout dans notre quotidien et en particulier dans les articles en plastique. Et pour cause : les phtalates confèrent une flexibilité au polychlorure de vinyle (PVC) et facilitent ainsi sa mise en forme. Ballons, rideaux de douche, imperméables, colles, dallages... sont donc susceptibles d'en contenir. On les trouve également dans les cosmétiques et les aliments (lait, fromage, poisson, viande, etc.) en partie à la suite suite de la migration des phtalates présents dans les containers ou emballages. Selon une étude publiée dans le journal JAMA Pediatrics, les phtalates pourraient jouer un rôle dans la prématurité. Les auteurs ont examiné près de 500 femmes enceintes et ont réalisé des analyses de leurs urines afin d'en déterminer le niveau de phtalates. Résultat : il existe bien un lien significatif entre l'exposition à ce perturbateur endocrinien et le risque de prématurité. Même si les phtalates seuls ne sont pas suffisants pour expliquer les naissances prématurées, ces données fournissent une base solide pour prévenir ou réduire l'exposition aux phtalates pendant la grossesse, concluent les auteurs. 

Source : JAMA Pediatrics, 18 novembre 2013.

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