Pilules de 3e génération : les ventes en forte chute

L'Agence du médicament confirme un net recul d'utilisation des pilules de 3e et 4e génération au profit des pilules de 1ere et 2e génération. Les prescriptions de dispositifs intra-utérins progressent également. Détail.

Pilules de 3e génération : les ventes en forte chute
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Le changement des habitudes des femmes vis-à-vis de la contraception se confirme. L'Agence du médicament (ANSM) note en effet une "très forte" diminution de la vente des pilules de 3e et 4e génération (- 48 %) et une augmentation (+ 32 %) de la vente des pilules de 1ere et 2e génération. Le ratio des ventes de pilules de 1ere et 2e génération par rapport aux pilules de 3e et 4e génération continue donc à se creuser. Depuis janvier 2014, il atteint les 79 % versus les 21 % selon le dernier communiqué de l'Agence du médicament (ANSM).

Nouveau paysage contraceptif. Depuis décembre 2013 et la plainte d'une patiente devenue handicapée à la suite d'un AVC alors qu'elle était sous pilule de 3e génération, les ventes de ces pilules ont vu leur vente chuter, tandis que les ventes de pilules de 2e génération ont au contraire progressé. L'Agence du médicament qui établit des bilans régulièrement, note par ailleurs une augmentation de 26 % des ventes des autres modes de contraception (implants, dispositifs intra-utérins avec et sans progestatif) avec un attrait pour le DIU au cuivre confirmé puisque ce dispositif a vu ses ventes augmenter de 45 %. Ce nouveau point d'étape confirme que les femmes et les prescripteurs privilégient les contraceptifs qui présentent des risques thromboemboliques les plus faibles et qu'ils ont pris en compte de façon durable les recommandations émises par l'ANSM.
Si les femmes délaissent la pilule de 3e génération, elles ne semblent pas pour autant abandonner leur contraception. Au cours de cette période, les ventes globales de contraceptifs (hors préservatifs) ont en effet très peu diminué (- 0,5 %), précise l'ANSM. C'était pourtant la crainte évoquée par une récente étude de l'Ined, selon laquelle les femmes avaient de plus en plus recours aux méthodes contraceptives dites naturelles, telles que le ciblage des rapports en dehors des dates de fécondabilité ou le retrait. 

L'ANSM rappelle qu'elle a mis à disposition des femmes début janvier 2014 un document "Vous et vos contraceptifs estroprogestatifs" pour les aider à mieux connaitre les effets indésirables et les signes cliniques qui doivent les alerter. 

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