Pilule : 60 nouvelles plaintes

Soixante nouvelles plaintes vont être déposées ce mardi devant le tribunal de grande instance de Paris dans le dossier des pilules de 3e et 4e génération, annonce Le Parisien.

Pilule : 60 nouvelles plaintes
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Les plaintes contre la pilule se multiplient depuis la plainte de Marion Larat, cette jeune femme handicapée à 65 % qui avait attaqué le directeur général de Bayer Santé pour "atteinte involontaire à l'intégrité de la personne humaine". Ce mardi, 60 nouvelles plaintes vont être déposées devant le tribunal de grande instance de Paris par des victimes de pilules de 3e et 4e génération mais également du traitement anti-acnéique Diane 35, largement utilisé comme contraceptif et suspendu fin janvier par l'Agence française du médicament (ANSM). Selon Le Parisien, ce sont les avocats Philippe Courtois et Jean-Christophe Coubris qui vont lancer ces procédures. Ce dernier avait déjà annoncé le chiffre de 300 dossiers de victimes. Les pilules de 3e génération "sont suspectées d'avoir provoqué chez ces femmes des AVC et des thromboses veineuses", ont indiqué les avocats. Les pilules visées sont : Yaz, Jasmine, Desobel 30, Moneva, Carlin 20, Desogestrel 20, Harmonet, Varnoline, Melodia, Mercilon et Jasminelle, ainsi que l'anti-acnéique Diane 35 selon Le Parisien.
Les pilules de 3e génération font actuellement l'objet d'une réévaluation par l'Agence européenne du médicament. Elles présentent en effet "un risque de complications thrombo-veineuses (les phlébites) deux fois plus élevé que les pilules de 2e génération". Un risque qui reste toutefois très faible, "de 3 à 4 cas pour 10 000 utilisatrices et accru par l'âge (plus de 35 ans), le tabagisme, l'obésité ou un terrain familial de phlébites", selon le ministère de la Santé, qui a par ailleurs, annoncé mi-septembre la fin du remboursement par la Sécurité sociale des pilules de 3e génération. Une mesure qui sera effective à partir du 31 mars 2013. D'ici là, "pour les femmes qui prennent une pilule de 3e génération depuis longtemps et qui n'ont pas de problème particulier, il n'y a aucune urgence à l'arrêter. Selon une enquête exclusive "Pilule : réagissez", réalisée entre le 30 janvier et le 6 février 2013 sur le site JournaldesFemmes.com, une femme sur quatre pense changer de moyen de contraception suite aux diverses polémiques autour de la pilule. Par ailleurs, près de six femmes sur dix se disent "inquiètes" selon cette enquête et 56 % des sondées déclarent "ne pas avoir été informées des risques liés à leur pilule au moment de leur prescription".

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