Ovaires polykystiques : quelles solutions ? Des solutions efficaces existent pour diminuer les symptômes

la prescription d'une contraception adaptée permet de diminuer les symptômes
La prescription d'une contraception adaptée permet de diminuer les symptômes chez la femme qui n'a pas de désir de grossesse. © dalaprod - Fotolia

Comme les analyses, la prise en charge médicale de la femme ayant un syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) sera adaptée à ses souhaits :

 Si la femme vient pour une pilosité excessive et / ou une acné importante, une pilule contraceptive adaptée permettra de bloquer les ovaires et ainsi de diminuer les symptômes. Les pilules choisies contiennent généralement des progestatifs à visée anti-androgénique pour diminuer l'acné et l'hirsutisme, mais toutes les pilules améliorent les symptômes du SOPK, en diminuant la production d'androgènes par l'ovaire.

 Si la femme consulte pour des troubles du cycle qui l'handicapent, notamment en raison de fortes douleurs au moment des règles ou autres, la prescription d'une contraception hormonale sera privilégiée pour provoquer régulièrement des "règles" (il s'agit plutôt de fausses règles sous pilule ; on parle d'hémorragies de privation).

 Enfin, si la femme consulte parce qu'elle n'arrive pas à mettre en route une grossesse, on pourra lui prescrire un traitement par stimulation légère afin de favoriser une ovulation. Le traitement le plus utilisé en 1ère ligne est le citrate de clomifène.

Le Dr Gronier prévient : "Attention, ces traitements de stimulation de l'ovulation nécessitent beaucoup de précautions pour éviter une hyperstimulation qui n'est pas sans danger pour la femme. La prescription doit donc être adaptée à chaque patiente et surveillée par échographie pour évaluer la réponse ovarienne. La metformine peut également être prescrite dans certains cas d'hyperinsulinisme." 

Attention au surpoids et à l'obésité

On sait depuis quelques années que la fertilité est très sensible au poids : plus la femme grossit, moins les ovaires fonctionnent normalement. "C'est aussi la raison pour laquelle certaines femmes découvrent plusieurs années après la puberté qu'elles sont atteintes du SOPK : minces à la puberté, à l'âge adulte elles prennent du poids. Parfois, les troubles du cycle ont été masqués par la prise de pilule, si bien que lorsqu'elles arrêtent leur contraception, elles n'ont plus de cycles réguliers à cause du SOPK qui est révélé par la prise de poids", explique le Dr Gronier, gynécologue.

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