Ovaires polykystiques : quelles solutions ? Le SOPK est une cause d'hypofertilité et non de stérilité

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Il existe des traitements efficaces pour permettre à la femme d'ovuler à nouveau. © Yuri Arcurs - Fotolia

"Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) est une cause d'hypofertilité mais pas de stérilité, prévient le Dr Héloïse Gronier. Il est important de ne pas les confondre car il existe désormais des moyens efficaces pour optimiser la fertilité des patientes SOPK."

Il faut d'abord bien différencier deux populations de femmes parmi celles atteintes du SOPK : celles qui ovulent et celles qui n'ovulent pas du tout.

L'objectif est donc d'aider les femmes à parvenir à une ovulation qui permettra une fécondation.

Dans le cadre d'une prise en charge pour SOPK, la fertilité des compagnons est également prise en compte : "30 % des infertilités sont féminines, 30 % sont masculines, 30 % sont mixtes et 10% restent inexpliquées. Il est donc indispensable de savoir si l'homme est bien fertile. C'est pourquoi, un bilan de fertilité masculine et féminine sera réalisé comme pour tout couple consultant pour infertilité avant de prescrire tout traitement", explique la gynécologue.

Des examens aussi pour l'homme

L'homme devra faire un spermogramme (vérification de l'état et comptage des spermatozoïdes), la femme un bilan hormonal et une hystérosalpingographie (radiographie de l'utérus et des trompes) pour s'assurer que tout va bien anatomiquement.

 Si le diagnostic montre que le problème est uniquement lié aux troubles du cycle, la femme sera stimulée par le citrate de clomifène, un comprimé pendant 5 jours. Au douzième jour, un contrôle échographique est indispensable pour s'assurer de l'évolution.

 Parfois, mais c'est plus rare, la femme devra subir une opération chirurgicale : le drilling ovarien. Il s'agit de permettre aux follicules ovariens d'être plus réceptifs aux hormones ovariennes. Le drilling peut permettre de rétablir une ovulation spontanée ou bien d'utiliser des doses moins importantes pour la stimulation ovarienne.

 Il est également possible d'injecter des hormones folliculostimulantes (FSH) à petites doses, pour obtenir une ovulation.

 Enfin, dans le cadre d'une procréation médicalement assistée, une fécondation in vitro (FIV ou ICSI) peut être proposée, notamment lorsque la fertilité de l'homme est également altérée.

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