Ovaires polykystiques : quelles solutions ? Un syndrome responsable d'une part de l'infertilité féminine

il y a une prédisposition génétique possible avec le sopk.
Il y a une prédisposition génétique possible avec le SOPK. © Suprijono Suharjoto - Fotolia

Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) est un dérèglement des ovaires très fréquent chez les femmes puisqu'il concerne 5 à 10% de la population féminine (en âge de procréer). Le SOPK représente une part importante des causes ovulatoires d'infertilité. Il reste une maladie hormonale complexe car très variable d'une femme à une autre.

"On parle d'ovaires polykystiques mais il ne s'agit en fait pas de kystes mais de follicules : l'échographie montre la présence de nombreux follicules dans l'ovaire, plus de 12 par ovaire. L'ovulation est souvent altérée et l'on observe des cycles longs (un délai important entre les règles) voire l'absence de règles", explique le Dr Héloïse Gronier, gynécologue à Poissy-Saint-Germain-en-Laye.

Une part de génétique

Le SOPK est un syndrome, cela signifie qu'il ne s'attrape pas comme une maladie, c'est plutôt un ensemble de caractéristiques qui a pour conséquence des dérèglements hormonaux. Ce syndrome apparaît dès la puberté, même si les cycles irréguliers ne sont pas caractéristiques du SOPK en début de période génitale.

Par contre, comme l'explique la gynécologue, il peut y avoir une part de génétique : "Une femme qui a une mère ou une sœur atteinte de SOPK a 50 % de risque de l'avoir également contre 10 % dans la population générale. Mais on ne sait pas encore exactement de quel(s) gène(s) il s'agit. Chez les femmes qui n'ont pas d'antécédents familiaux, d'autres caractéristiques peuvent également mettre sur la voie du SOPK comme par exemple, l'existence de facteurs de risque comme le diabète ou les maladies cardiovasculaires."

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