Un risque plus important de malformations avec la procréation assistée

Certaines techniques induiraient davantage de risque d'anomalies congénitales du fœtus, d'après les conclusions d'une étude australienne publiée dans le New England Journal of Medicine.

Les chercheurs australiens ont comparé environ 6 000 cas de procréations médicalement assistées (PMA) sur un ensemble de plus de 300 000 grossesses survenues dans leur pays. Parmi les techniques observées, la fécondation in vitro (FIV), l'injection d'un spermatozoïde dans l'ovule (ICSI), la stimulation ovarienne, ou encore la congélation de l'embryon.

L'étude a montré que 8,3% des enfants nés grâce à une PMA connaissant des malformations avant l'âge de 5 ans, contre 5,8% des bébés conçus sans ces techniques. L'ICSI est la méthode pour laquelle le risque est plus important, avec 9,9% de malformations, contre 7,2% avec une FIV.

Après avoir ajusté les résultats en tenant compte des autres facteurs de risque de malformation (infertilité, âge de la mère...), les auteurs de l'étude ont trouvé que la FIV n'était pas plus risquée qu'une grossesse naturelle. Quant à l'ICSI, il se peut que le spermatozoïde injecté soit déjà atteint de problèmes génétiques. Dans ce cas, la technique en elle-même ne serait pas en cause.

 Source : Michael J. Davies, Reproductive Technologies and the Risk of Birth Defects, New England Journal of Medicine, May 5, 2012

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