Le don de gamètes : comment ça se passe ? La stimulation ovarienne est très surveillée

la piqure quotidienne est l'étape clé de la stimulation ovarienne.
La piqure quotidienne est l'étape clé de la stimulation ovarienne. © Hemera / Thinkstock

La stimulation ovarienne peut être précédée d'une première injection destinée à mettre aux repos les ovaires de la donneuse. Elle a généralement lieu un mois environ avant le début de la stimulation.

Pendant 10 à 12 jours la donneuse devra elle-même (ou une infirmière) se faire des injections sous-cutanées quotidiennes d'hormones. Ces injections ont pour but d'obtenir la maturation de plusieurs follicules ovariens pour pouvoir, lors de la ponction, récolter plusieurs ovocytes prêts à être fécondés.

Pendant cette période, la donneuse devra effectuer 3 à 4 prises de sang et/ou échographies ovariennes pour évaluer la réponse au traitement. Cette surveillance est indispensable pour la santé de la donneuse car la stimulation n'est pas sans risque : l'hyperstimulation peut entraîner des douleurs ainsi que des troubles digestifs. Elle est aussi indispensable pour savoir quand arrêter la stimulation. Bien évidemment, la donneuse doit avoir des rapports sexuels avec préservatifs pendant toute la période de stimulation.

Injection de HCG

Lorsque la maturation folliculaire est atteinte, une injection intramusculaire de gonadotrophine chorionique (HCG) est faite pour déclencher l'ovulation. La ponction doit avoir lieu dans les 36 heures qui suivent cette injection. Les ovocytes sont alors prélevés avec une aiguille par voie vaginale à l'aide d'une échographie, puis stockés dans des tubes. La ponction peut avoir lieu sous anesthésie locale ou générale, selon les établissements hospitaliers et la demande de la donneuse.

Généralement, la femme receveuse choisie par l'équipe médicale subit un traitement afin d'être prête à recevoir les ovocytes rapidement après le don.  

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