Le don de gamètes : comment ça se passe ? Un anonymat indispensable pour les donneurs et les parents

rien n'oblige les parents à révéler à l'enfant comment il a été conçu.
Rien n'oblige les parents à révéler à l'enfant comment il a été conçu. © Stockbyte / Thinkstock

En France, le don de gamètes est, comme le don d'organe, anonyme, volontaire et gratuit. La confidentialité du don mais aussi l'acte altruiste qu'il représente grâce notamment à sa gratuité sont primordiaux. Les dons sont ainsi sans conséquence pour le donneur et sans obligation (financière, psychologique) pour le receveur.

La loi française stipule en effet qu'aucune filiation ne pourra être établie entre la donneuse et l'enfant issu du don. De plus, le nombre d'enfants issus du don d'ovocytes d'une donneuse est limité à 10.

Et même si la Convention des Nations Unies sur les droits de l'enfant de 1989 indique que "l'enfant a le droit à un nom, et dans la mesure du possible a le droit de connaître ses parents et d'être élevé par eux", le Conseil de l'Europe a conclu qu'il n'était actuellement pas possible "de tirer d'arguments décisifs de la convention, en faveur ou contre l'anonymat des donneurs." La législation française de droit à l'anonymat est donc la seule valable dans notre pays.

Les acteurs du don pour l'anonymat

En plus, les enquêtes réalisées par le Centre d'étude et de conservation des œufs et du sperme humain (Cecos) montre que 73 % des donneurs de sperme souhaitent le maintien de l'anonymat et que plus de la moitié d'entre eux ne donnerait pas si l'anonymat était levé. Dans la même enquête, 90 % des couples receveurs sont aussi pour le maintien de cet anonymat.

Sommaire