Le don de gamètes : comment ça se passe ? Méfiance indispensable au sujet des dons de gamètes à l'étranger

les modes opératoires ne sont pas toujours les mêmes dans les autres pays.
Les modes opératoires ne sont pas toujours les mêmes dans les autres pays. © Lifesize / Ryan McVay / Thinkstock

Las de l'attente d'un don, parfois très longue en France (de 2 ans à 5 ans), certains couples sont tentés d'aller à l'étranger pour obtenir un don d'ovocytes plus rapidement. Il est important d'indiquer que les ovocytes disponibles dans certains pays sont en effet plus nombreux car les dons font l'objet d'une rémunération des donneuses.

Or, cette pratique, interdite en France, est à l'origine d'une transformation de l'acte de don en une activité de commerce médicalement risquée. L'Espagne, la Grèce, la Corée, les USA ainsi que d'autres pays ont fait du don d'ovocytes un enjeu financier que l'état français refuse actuellement de cautionner.

  Les femmes qui vont à l'étranger ont souvent dépassé l'âge de prise en charge par la sécurité sociale (43 ans) de la procréation médicalement assistée en France.

Ce tourisme procréatif n'est pas sans conséquence pour les receveuses car non seulement le risque lié à l'âge de la femme est important puisqu'une grossesse après 40 ans est risquée, mais en plus la prise en charge médicale est généralement effectuée au retour en France par des médecins français qui ne savent pas dans quelles conditions ont été réalisées les fécondations in vitro.

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