Contraception : vers la fin du "tout pilule" ?

Alors que la Journée mondiale de la contraception s'est déroulée lundi 26 septembre, le Professeur Nisand, gynécologue au CHU de Strasbourg, vient de remettre un rapport à Jeannette Bougrab, secrétaire d'Etat à la Jeunesse sur la contraception des adolescentes.

Contraception : vers la fin du "tout pilule" ?
© Hemeroskopion - Fotolia.com

Parmi ses 18 propositions, figure en bonne place celle de privilégier l'implant contraceptif à la pilule. En effet, pour lui, cette méthode largement plébiscitée en France, n'est pas nécessairement la plus adaptée. Beaucoup de jeunes filles oublient de prendre leur pilule quotidiennement, ce qui explique partiellement le nombre élevé d'interruptions volontaires de grossesse chez les mineures. Elles sont plus de 14 000 chaque année à avorter.

L'implant est installé sous la peau du bras pour 3 ans et diffuse des hormones qui bloquent l'ovulation pendant tout ce temps. Il reste controversé en France car il est source d'effets secondaires désagréables (prise de poids, acné, maux de tête...) chez nombre de femmes.

Autre proposition qui figure dans le rapport : permettre aux jeunes filles mineures l'accès à une contraception gratuite et anonyme, avec des consultations médicales proches de leurs lieux de vie.

Pour en savoir plus, consultez le site de la Journée mondiale de la contraception.

Pour choisir votre contraception en toute connaissance de cause, lisez notre dossier :