Herpès génital : se traiter, se protéger Infection bénigne sauf en cas de grossesse ou VIH

en cas d'antécédent d'herpès, il est important de prévenir son gynécologue.
En cas d'antécédent d'herpès, il est important de prévenir son gynécologue. © Alexey Fursov - Fotolia

L'herpès génital est une infection bénigne sauf au moment de la grossesse. Le risque de transmission au nouveau-né lors de l'accouchement est en effet dangereux en raison du faible système immunitaire du bébé à la naissance.

On parle alors d'herpès néonatal. C'est une maladie rare avec, en France, une estimation d'environ 20 cas par an, mais grave en raison du risque de mortalité et de séquelles neuropsychiques en cas de survie du foetus.  

Etant donné ce faible nombre de cas, il n'y a pas, en France, de dépistage automatique chez la femme enceinte et son conjoint.

Dans ce contexte, il est important de prévenir son gynécologue en cas d'antécédent d'herpès, même si la dernière crise est lointaine car le virus, silencieux, est encore dans le corps. Le médecin décidera alors des précautions à prendre avant (test sanguin) et lors de l'accouchement. Lorsque les analyses montrent que la femme enceinte est infectée, l'accouchement par césarienne est généralement choisi afin d'éviter la transmission à l'enfant.

Herpès et VIH

L'herpès peut interagir avec le virus du sida, le VIH. Les personnes porteuses du virus de l'herpès génital ont 2 à 4 fois plus de risque d'être infectées par le VIH que les personnes HVS négatives.

Les raisons de l'augmentation du risque viennent en partie des lésions qui se développent lors des crises et qui sont autant de portes d'entrée pour le virus VIH.

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