Comprendre et soigner l'endométriose La chirurgie, traitement le plus efficace

les symptômes s'estompent souvent à la ménopause.
Les symptômes s'estompent souvent à la ménopause. © Eléonore H - Fotolia.com

Contrairement à une idée reçue, l'endométriose se soigne plutôt bien dans la plupart des cas. Tout le challenge consiste à poser le diagnostic rapidement pour pouvoir agir vite et éviter que la maladie ne gagne du terrain ou fasse souffrir trop longtemps. "On parvient toujours à soulager les symptômes", insiste le Pr Canis.

 Le premier soin c'est... L'absence de règles ! En effet, puisque les douleurs de l'endométriose sont cycliques et hormono-dépendantes, quand le flux d'hormones n'est plus là, les cellules de l'endomètre cessent de "saigner" tous les mois, les douleurs diminuent, voire disparaissent. Cela dépend toutefois de la sévérité de la maladie au moment de l'endométriose. C'est pourquoi le simple fait de prendre la pilule en continu ou la ménopause peuvent soulager les douleurs.

 La chirurgie permet, dans beaucoup de cas, de se débarrasser de façon durable de l'endométriose. "Si toute la lésion est retirée, il y a très peu de récidives, au moins à cet endroit", explique Michel Canis. L'ennui, c'est qu'il faut parvenir à retirer tout le tissu endométrial, sans abîmer ce qui se trouve autour. "C'est pourquoi il est primordial de faire appel à un spécialiste", note Delphine Ludzay, présidente d'EndoFrance.

 Lorsque la chirurgie apparaît trop dangereuse ou incomplète, d'autres solutions existent. Elles consistent notamment à suspendre le cycle menstruel et donc à arrêter les règles : les douleurs s'estompent par la même occasion. Cette solution présente toutefois des inconvénients : évidemment, il est impossible de concevoir un enfant pendant la durée du traitement. En outre, cette méthode ne soigne pas, elle est suspensive : la maladie est toujours là et, à l'arrêt du traitement, les symptômes réapparaissent.

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