Comprendre et soigner l'endométriose Des cellules de l'utérus disséminées

normalement confinées dans l'utérus, certaines cellules de l'endomètre peuvent
Normalement confinées dans l'utérus, certaines cellules de l'endomètre peuvent se reproduire ailleurs dans l'organisme : c'est l'endométriose. © laurent hamels - Fotolia.com

La paroi de l'utérus est tapissée par des cellules spécifiques, qui composent l'endomètre. C'est cette muqueuse qui saigne lors de l'écoulement mensuel des règles.

Théoriquement, ces cellules restent confinées à l'intérieur de l'utérus. Mais il arrive parfois qu'elles se disséminent et se mettent à proliférer dans des endroits complètement improbables. On parle d'endométriose.

 "Le plus souvent, ces cellules se développent au niveau du petit bassin, explique le Pr Michel Canis, du CHU de Clermont-Ferrand, spécialiste de l'endométriose. Les ovaires et le péritoine, notamment, sont touchés."

 Mais d'autres zones peuvent également accueillir des cellules de l'endomètre. Elles sont parfois retrouvées au niveau du muscle utérin, de l'arrière du col de l'utérus ou, plus surprenant, de la vessie.

 Parfois même, ces cellules s'exportent beaucoup plus loin : sur le tube digestif, le diaphragme... Le diagnostic peut alors être plus difficile, parce qu'on ne pense pas spontanément à l'endométriose.

 Dans certains rares cas, ces cellules sont même allées se loger dans les endroits les plus improbables : poumons, bras, jambes...

 On les retrouve également assez régulièrement au niveau de cicatrices dans la zone du bassin : césarienne, épisiotomie...

L'ennui, c'est que ces cellules sont programmées pour réagir aux hormones au fil du cycle hormonal. Au moment des règles, elles vont donc se détacher et saigner. Sauf que, contrairement aux cellules de l'endomètre qui sont évacuées via les règles, celles-ci n'ont pas de porte de sortie. De petits kystes ou des adhérences peuvent se former, qui sont bénins mais potentiellement douloureux.

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