Endométriose : un calvaire pour les patientes L'endométriose ne rend pas forcément stérile

L'endométriose est la première cause d'infertilité en France. La raison ? Les tissus formés par les cellules de l'endomètre peuvent entraver le bon fonctionnement des ovaires et de l'appareil reproducteur. On estime qu'un tiers des femmes qui rencontrent des difficultés pour concevoir un enfant souffrent d'endométriose. C'est d'ailleurs souvent à l'occasion d'un bilan de fertilité que les femmes découvrent leur pathologie.

Pour autant, l'idée selon laquelle une femme qui souffre d'endométriose peut définitivement dire adieu à son désir d'enfant n'est pas juste et est loin d'être systématique. "Je préfère parler d'hypofertilité que d'infertilité", commente le Dr Sauvanet.

En outre, l'infertilité qui découle de l'endométriose n'est pas toujours définitive. Bien diagnostiquées et traitées, un grand nombre de patientes atteintes pourront être enceintes, si elles le souhaitent.

En cas de désir de grossesse, on peut avoir recours à la chirurgie afin de retirer les foyers d'endométriose, tout en préservant les ovaires. Reste que ces interventions chirurgicales sont lourdes, donc pas systématiquement proposées aux patientes. "C'est du cas par cas, explique Eric Sauvanet. En fonction de leurs attentes, mais aussi de leur âge, on choisira ou pas la chirurgie. Il ne faut pas oublier non plus le conjoint. Si celui-ci présente également des risques d'infertilité, on ne prendra pas le risque d'opérer la patiente", décrit-il. Au final, 50 % des femmes opérées sont enceintes dans les 18 mois. Pour les autres, on n'est pas sans solution. Elles peuvent passer par une fécondation in vitro (FIV).


 

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