Le vrai du faux sur les traitements hormonaux de la ménopause Idée n°10 : le THS protège la mémoire

 

C'est une assertion qui revient relativement souvent dans la presse : le THS permettrait de retarder les effets du vieillissement sur la mémoire. Cela semblerait logique dans la mesure où il est prouvé que les oestrogènes ont une action bénéfique sur le fonctionnement du cerveau et des neurones. D'ailleurs, notre cerveau contient des récepteurs à oestrogènes, dans une zone justement consacrée à la mémorisation. Ces hormones auraient également, selon des expériences menées en laboratoire, le pouvoir de réparer les extrémités de certaines cellules nerveuses.

Si tout cela est avéré pour les oestrogènes sécrétées naturellement par le corps, il n'y a en revanche rien de très clair concernant le THS. Au fil des ans, certaines études ont semblé prouver un effet bénéfique sur la mémoire, tandis que d'autres ont affirmé le contraire.

Pour le Dr Rozenbaum, c'est tout de même la première affirmation qui prime. Il prend pour preuve une étude menée depuis une quinzaine d'années dans diverses maisons de retraite : "Il semblerait que lorsque le traitement a été pris pendant plus de dix ans, il ait un effet protecteur sur la mémoire. L'ennui, c'est qu'il s'agit d'une étude ouverte, elle n'a pas été réalisée en double aveugle et a donc moins de crédibilité aux yeux de la communauté scientifique."

Sauf qu'il est rarement jugé nécessaire de prendre un THS pendant plus de 10 années. Comme pour le vieillissement de la peau ou les maladies cardiovasculaires, le THS ne doit pas être pris dans le but d'améliorer sa mémoire, il ne s'agit que d'un éventuel effet collatéral positif du traitement. Il est en revanche possible de préserver son capital mémoire le plus longtemps possible, en la faisant travailler régulièrement et en lui infligeant pas un mode de vie trop "déséquilibré".

 

 

Sommaire