C'est LA crainte des femmes qui hésitent à prendre un traitement hormonal substitutif (THS), étayée par le fait que des études américaines, publiées il y a une dizaine d'années, semblaient aller dans ce sens. Les études se sont surtout penchées sur un éventuel lien entre THS et cancer du sein. Evidemment, dans le cas d'antécédent de cancer hormono-dépendant, ce type de traitement est à proscrire totalement.
Selon des études faites aux Etats-Unis, il semblerait que le risque de cancer du sein augmente lorsqu'on prend ce traitement sur une longue période, supérieure à 5 ans. Le taux de cancers serait alors comparable à celui des femmes qui ont connu une ménopause tardive. Ce sont ces statistiques qui ont poussé l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) à conclure que le risque accru de cancer du sein n'était formellement démontré qu'au-delà de 5 années de traitement. Elle souligne par ailleurs que ce risque redevient conforme à la moyenne après 5 années d'arrêt de traitement.
Quant au risque de cancer de l'endomètre, non, il n'est pas augmenté par la prise d'un THS. La confusion vient du fait que le risque existe bel et bien si l'on prescrit des oestrogènes seuls. Mais le traitement est toujours composé d'oestrogènes et d'un progestatif, qui contrecarre cet effet : le risque accru de cancer de l'utérus est alors complètement annulé.
Plusieurs études ont semblé démontrer un léger effet bénéfique quant au cancer du colon. Mais rien de suffisant pour qu'une agence sanitaire effectue une quelconque recommandation. Rien, ni dans un sens ni dans l'autre, concernant le cancer de l'ovaire.