Ces questions sexualité que l'on n'ose pas poser Que se passe-t-il physiologiquement pendant la phase d'excitation ?

les fameux préliminaires vont permettre d'induire la phase d'excitation.
Les fameux préliminaires vont permettre d'induire la phase d'excitation. © Yuri Arcurs - Fotolia.com

Avant de passer à l'acte final, l'orgasme, les partenaires voient leur désir monter en puissance. Physiquement cela se traduit par une érection pour l'homme et une humidification de la vulve et du vagin pour la femme. Voici ce qui se passe à l'intérieur quand ces signes extérieurs apparaissent.

Chez l'homme

A la vue ou tout simplement à l'évocation d'un stimulus (exemple : une femme nue pour un homme hétérosexuel), le cerveau va déclencher un afflux de sang vers la verge. Ce sang va se loger dans les corps caverneux, qui se situent tout le long du sexe masculin. Ce dernier gonfle, durcit et s'allonge : c'est l'érection.  Pendant la phase d'excitation, le gland gonfle aussi et devient plus foncé, les testicules remontent. Un peu plus tard, la prostate et les testicules augmentent également de volume. Parfois, quelques gouttes de liquide peuvent s'échapper du gland. Toute cette phase qui précède l'orgasme peut durer d'une minute à plusieurs dizaines de minutes. Tout dépend évidement de l'individu mais aussi des circonstances et des actes pratiqués. Les préliminaires peuvent durer longtemps. Il est plus difficile de maintenir une érection après plus de quelques minutes de pénétration. Tout est donc question de dosage en termes de stimuli.

Chez la femme

Le processus féminin est plus ou moins calqué sur celui des hommes. Il faut un stimulus pour que le cerveau déclenche les premiers "symptômes". D'une manière générale, les femmes sont plus sensibles aux effets de leur imagination et aux caresses des préliminaires que les hommes, qui seraient dans un premier temps surtout motivés par les stimuli visibles. Evidemment, il n'y a pas de règle. Ce qui est avéré en revanche, c'est qu'il leur faut dans l'immense majorité des cas, plus de temps que leurs partenaires masculins pour atteindre l'orgasme.

Dans un premier temps, comme pour l'homme, le cerveau va déclencher un afflux de sang dans les parties génitales. Forcément, cela se traduit un peu différemment chez la femme. Le clitoris, zone particulièrement érogène, se durcit et gonfle, de même que les grandes et les petites lèvres. Parallèlement, le vagin et la vulve deviennent humides : c'est la lubrification, rendue possible grâce à de petites glandes qui se situent dans ces zones.  Cette humidification vise à rendre la pénétration plus facile par la suite.  Elle est directement corrélée à l'intensité de l'excitation de la dame.

A l'intérieur, l'utérus se décale légèrement pour être bien en prolongement du vagin : ainsi, le sperme y pénétrera plus facilement. 

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