C'est une angoisse très répandue chez les futurs parents, et pour cause : environ un tiers des grossesses se solde par une fausse couche, c'est-à-dire l'expulsion de l'œuf ou de l'embryon avant qu'il ne soit viable. Ceci dit, une bonne partie de ces avortements spontanés se produit dans les toutes premières semaines, parfois même avant que la mère ne se rende comte qu'elle est enceinte. C'est en raison de cette précarité du début de la grossesse que les médecins conseillent souvent aux parents de ne pas en parler et de ne pas trop se réjouir avant la fin des trois premiers mois.
Les signes annonciateurs de la fausse couche varient selon l'avancée de la grossesse.
Si elle survient dans les trois premiers mois, elle commence souvent par de petits saignements, de plus en plus abondants, avec souvent des douleurs abdominales. Dans le même temps, les symptômes liés à la grossesse (seins gonflés, nausées, etc.) disparaissent.
Au-delà de trois ou quatre mois, la fausse couche se manifeste plutôt par des contractions puis des saignements et éventuellement la perte du liquide contenu dans la poche amniotique. Bref, cela ressemble à un accouchement, sauf que c'est très prématuré.
Une grande partie des fausses couches est provoquée par le corps de la femme qui a détecté que l'œuf souffrait d'une anomalie chromosomique et n'était donc pas viable. D'autres malformations, cardiaques notamment, peuvent donner lieu à un avortement spontané. Parfois, c'est une infection ou une maladie de la mère. Dans tous ces cas de figure, il n'y a pas lieu de s'inquiéter quant aux futures grossesses : le risque de faire une fausse couche ne sera pas plus élevé que la moyenne. Il arrive en revanche (c'est beaucoup plus rare), qu'une cause anatomique, telle qu'un utérus trop étroit, soit à l'origine de ces avortements. Dans ce cas-là, il y a un fort risque pour que cela se répète régulièrement.