Contraception : forte baisse des ventes de pilules de 3e et 4e génération

Les ventes globales de contraceptifs (hors préservatifs) ont diminué de près de 2% de décembre 2012 à mars 2013, selon l'Agence du médicament (ANSM).

Contraception : forte baisse des ventes de pilules de 3e et 4e génération
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Moins de pilules, plus de stérilets. La contraception préférée des Françaises, a moins la cote depuis les différentes polémiques suscitées par les pilules de 3e et 4e génération. Selon l'Agence du médicament (ANSM), qui publie régulièrement des données sur l'évolution des pratiques contraceptives en France, les ventes de pilules de 3e et 4e génération ont baissé de 26 % entre décembre 2012 et mars 2013 et de 37 % en mars 2013, comparativement à mars 2012. De même, les ventes d'oestroprogestatifs non oraux (patch contraceptif, anneau vaginal) enregistrent une baisse de 11 % en mars. En revanche, les ventes de pilules de 1ere et 2e génération, et en particulier les pilules les plus faiblement dosées, ont augmenté pendant la même période (+22 % en mars 2013). Preuve que les recommandations officielles ont été bien intégrées par les professionnels de santé, qui la prescrivent donc désormais en première intention.
Les implants et les dispositifs intra-utérins connaissent quant à eux une forte augmentation (+28 % en mars). Les dispositifs non hormonaux, qui enregistrent la plus forte progression (+42 %), semblent particulièrement séduire les Françaises.
En décembre 2012, l'affaire de Marion Marat, une jeune patiente qui avait porté plainte contre les laboratoires Bayer après un accident vasculaire cérébral, avait révélé une trop large tendance des médecins à prescrire les pilules de 3e et 4e générations.

Source : ANSM, 29 avril 2013.

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