Cancer du sein : les aliments à éviter Avant de manger, bougez !

L'activité sportive permet de lutter contre le cancer du sein à double-titre. En premier lieu, elle contribue évidemment à éviter le surpoids, puisque faire du sport permet de brûler une partie des calories absorbées, qui n'auront ainsi pas le temps de contribuer à l'augmentation des tissus graisseux.

Mais le sport agit également directement sur le risque de cancer du sein, comme l'explique le Professeur Josette Dall'ava Santucci, spécialiste de l'activité physique exerçant à l'hôpital Cochin : "Les études ont montré que la pratique soutenue d'un sport peut réduire de 30 % à 40 % le risque de cancer du sein. L'activité physique pratiquée régulièrement permet en effet de produire une protéine qui va lier les œstrogènes libres qui circulent dans le sang et qui constituent eux-mêmes un facteur de risque. Ainsi, les œstrogènes libres sont présents en moins grandes quantités. Dans le même temps, le fait de faire du sport réduit la production endogène d'œstrogènes par l'organisme, hormones qui jouent un rôle dans ce type de cancers. Ces deux phénomènes combinés permettent donc de réduire le risque."

 

Au moins 3 h par semaine


Logique. Mais attention, tout ceci ne s'obtient pas à n'importe quel prix et quelques règles doivent être respectées.

 

 D'abord, le petit slogan du programme Nutrition et santé devrait être lu à l'envers : il vaut beaucoup mieux bouger et manger que manger puis bouger. Et ce pas seulement pour lutter contre le cancer du sein mais pour des raisons relativement évidentes liées au métabolisme : "Après le repas, il faut laisser au corps toute l'énergie dont il a besoin pour digérer car c'est une opération qui mobilise beaucoup d'énergie", note le Pr Dall'ava Santucci.

 Pour réduire le risque de cancer du sein, l'activité physique doit être pratiquée d'une façon vraiment soutenue : entre 3 h et 4 h par semaine, rien que ça. "L'idéal c'est de répartir cette pratique sportive sur toute la semaine, à raison de séances d'au moins 40 minutes, période à l'issue de laquelle l'organisme commence à sécréter des endorphines, ces hormones du bien-être qui vont peut-être vous rendre accro au sport." Pour être sûre de ne pas zapper ces séances sportives pour cause de "mieux à faire", le Pr Dall'ava Santucci recommande de les noter dans un agenda, au même titre que les rendez-vous professionnels ou de santé.

 L'intensité de ces séances doit elle aussi être de bon niveau, pour que l'on enregistre quelque efficacité. Comme cette intensité dépend des capacités de chacun, on se réfère en général au rythme cardiaque : pour qu'un effort soit considéré comme soutenu, il doit se situer à 80 % du maximum. Le maximum se calcule en soustrayant son âge à 220. Exemple: une personne de 40 ans est considérée comme fournissant un effort soutenu lorsque son pouls atteint : 80 * (220-40) / 100 = 144.

 Attention, tout de même, à ne pas trop en faire. Il ne faut pas dépasser cette dose de 3 à 4 heures de sport par semaine. Au-delà, les œstrogènes pourraient diminuer plus que nécessaires et provoquer l'arrêt des règles, par exemple. C'est d'ailleurs le cas pour de nombreuses sportives de haut-niveau.

 Quant au choix de l'activité, il faut avant tout que ce soit un sport qui vous fasse plaisir, pour que vous n'y alliez pas à reculons. Il doit aussi être compatible avec votre forme physique, n'hésitez donc pas à demander conseil à votre médecin traitant.

 

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