"70 à 75 % des femmes guérissent du cancer du sein" "La plupart des effets secondaires peuvent être en partie limités ou corrigés"

Les traitements sont-ils toujours lourds (chimiothérapie, radiothérapie) même lorsque le cancer est  "petit" ?
Dr Suzette Delaloge : non, de plus en plus les traitements sont individualisés pour être les moins lourds possibles.
Mais ce que vous appelez un "petit" cancer ne doit pas être petit que par la taille : il doit avoir aussi un faible grade, une faible agressivité mesurée par des moyens biologiques de plus en plus complexes sur la tumeur actuellement.
Ce n'est pour l'instant que pour certaines formes de cancers peu agressives que l'on va éviter la chimiothérapie.
La lourdeur du traitement LOCAL (chirurgie et radiothérapie) n'est, par contre, pas toujours corrélée à l'agressivité générale du cancer : certains cancers sont très étendus localement mais à risque quasi nul sur le plan général et vont malheureusement nécessiter une mastectomie (ablation du sein) alors que le pronostic par contre, une fois la chirurgie faite, est excellent.

L'hormonothérapie peut-elle remplacer une chimio ?
Non, elle ne peut pas "remplacer": chaque traitement a ses indications propres en fonction des caractéristiques de la personne et de la tumeur et chacun est capable de diminuer le risque de rechute sous forme de métastases (et aussi un peu localement dans le sein). Les deux sont additifs, souvent. On va donc donner l'un des deux traitements ou les deux, selon les récepteurs aux hormones sur la tumeur d'une part, et les autres critères de la tumeur d'autre part.

Existe-t-il un médicament limitant les effets secondaires d'une chimiothérapie ?
Il en existe beaucoup et on les donne systématiquement. Par exemple, aujourd'hui, la fréquence des nausées et vomissements a considérablement diminué grâce à des traitements préventifs très efficaces. La plupart des effets secondaires peuvent être en partie limités, prévenus ou sinon corrigés s'ils surviennent.

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