Tout ce que vous devez savoir sur le cancer du col de l'utérus Réservé au début de la vie sexuelle

le vaccin est recommandé pour les jeunes femmes entre 14 et 23 ans.
Le vaccin est recommandé pour les jeunes femmes entre 14 et 23 ans. © JPC-PROD - Fotolia

Une des solutions pour se protéger des HPV a été largement médiatisée par les laboratoires pharmaceutiques concernés : le vaccin préventif.
Mais il ne concerne qu'une partie des femmes. En effet, pour que le vaccin soit efficace, il faut se faire vacciner le plus tôt possible dans sa vie sexuelle et de préférence avant les premiers rapports c'est-à-dire avant d'être en contact avec les papillomavirus.

Le vaccin est recommandé pour les jeunes filles jeunes filles âgées de 11 à 14 ans (voire jusqu'à 19 ans révolus, en rattrapage), vierges ou dont la vie sexuelle a débuté il y a moins d'un an. Plus le vaccin est fait tôt, plus il sera efficace contre le virus. Si le vaccin est préconisé dès 14 ans c'est parce qu'il correspond à l'âge moyen du premier rendez-vous chez le gynécologue si la jeune fille le souhaite.

Un vaccin recommandé mais non obligatoire

Il en existe actuellement deux autorisés en France. Le Gardasil® (laboratoires Sanofi Pasteur) et le Cervarix® (laboratoires GSK). La différence entre ces deux vaccins est que le Gardasil® est dit quadrivalent c'est-à-dire qu'il est efficace contre les HPV 6, 11, 16 et 18 alors que le Cervarix® est divalent et efficace contre les HPV 16 et 18. Le vaccin quadrivalent est préféré au divalent par le Haut comité de santé publique qui le recommande.

Sachez enfin que le vaccin est remboursé par la sécurité sociale à 65 %, et peut être réalisé gratuitement dans certains centres de vaccination et/ou de planification sur décision du Conseil Général. Il faut prévoir 3 injections pour une efficacité maximale : la seconde au bout d'un mois et la troisième six mois après la première.

 Attention : la vaccination ne dispense absolument pas du suivi gynécologique "normal" avec frottis réguliers. Frottis et vaccination sont complémentaires puisque le vaccin ne protège pas contre tous les HPV mais seulement contre les souches les plus virulentes. Un suivi par frottis demeure donc indispensable tout au long de la vie de la femme.

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