Tout ce que vous devez savoir sur le cancer du col de l'utérus Huit femmes sur dix seront en contact avec les HPV

Vous vous êtes peut-être déjà demandé comment s'attrape ce virus HPV et comment il peut évoluer en cancer. En fait, sous l'appellation HPV se cachent les papillomavirus humains (HPV).
Il n'en existe pas un, mais plusieurs, qui peuvent entraîner l'apparition de lésions sur le col de l'utérus. Les chercheurs ont montré que les HPV 16 et 18 étaient les plus souvent retrouvés dans les cancers du col de l'utérus, mais il existe d'autres HPV, plus rares, qui augmentent aussi le risque de cancer du col de l'utérus.

Ces virus sont responsables de l'infection sexuellement transmissible la plus fréquente dans le monde. Une fois dans le corps de la femme, ils parviennent au niveau du col et infectent les cellules. Les HPV sont généralement éliminés du corps de la femme grâce à son système immunitaire. Dans 1 % des cas, les virus subsistent et infectent les cellules, ils créent une lésion sur le col. Cette lésion peut être la première étape du cancer du col de l'utérus. Selon les études, il se passe en moyenne 13 ans entre la première transformation cellulaire (intégration du virus dans une cellule) et le stade du cancer invasif.

Les hommes aussi

Les hommes sont aussi porteurs de ce virus mais ne développent pas de maladies. De très rares cancers du pénis ont été attribués aux HPV, mais ils sont exceptionnels. Le plus souvent, l'homme joue donc le rôle de porteur sain. Lors des relations sexuelles, il peut donc transmettre le virus à sa compagne.

Les chercheurs estiment qu'environ 80 % des femmes rencontrent ces virus au cours de leur vie sexuelle. Il n'y a pas de moyen de s'en protéger à 100 % autre que l'abstinence. En effet, l'efficacité protectrice des préservatifs est contestée car ils diminuent faiblement la transmission de ces virus très virulents et qui sont présents non seulement dans le sperme mais aussi sur les testicules et la région ano-génitale.

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