Tout ce que vous devez savoir sur le cancer du col de l'utérus La chirurgie uniquement pour les tumeurs débutantes

le traitement hormonal substitutif est parfaitement autorisé après l'opération.
Le traitement hormonal substitutif est parfaitement autorisé après l'opération. © Yuri Arcurs - Fotolia.com

Les traitements varient selon le stade du cancer. Lorsque le frottis puis la biopsie ont révélé la présence de cellules cancéreuses, un bilan d'extension du cancer est effectué.
Il s'agit d'adapter au maximum le traitement au cancer auquel on est confronté.
Les médecins vérifient ainsi la taille de la tumeur sur le col, si le vagin est touché, etc. Le stade de la maladie est alors défini. Une IRM pelvienne permet d'obtenir une vision de la tumeur du col permettant aux médecins de déterminer le traitement à prescrire. L'atteinte des ganglions qui bordent l'utérus est aussi déterminée, tout comme la présence ou non de métastases à distances (os, poumons etc.) par le biais d'un scanner.
Il existe schématiquement 3 stades dans le cancer du col de l'utérus : le stade très précoce, le stade précoce et le stade avancé. "La chirurgie n'est pas toujours utilisée en première intention sur un cancer du col de l'utérus. Plus la lésion est évoluée et avancée et moins on y a recours," indique le Dr Charra-Brunaud.

Traitements sur mesure

Lorsque le cancer est au stade très précoce et que la tumeur est débutante (de très petite taille) on peut avoir recours à la chirurgie en retirant le col de l'utérus, l'utérus et les ganglions. L'ovariectomie est facultative car les ovaires sont rarement touchés par ce cancer. Le choix de l'ovariectomie se fera généralement en fonction de l'âge de la patiente pour ne pas induire une ménopause précoce avec les conséquences hormonales qui s'en suivent. Néanmoins, le Dr Charra-Brunaud indique que "le traitement hormonal substitutif est autorisé après le cancer du col de l'utérus" donc les effets secondaires de la diminution des hormones peuvent être résolus. Après cette opération, la tumeur est analysée.
Selon les résultats, un traitement complémentaire peut être administré à la patiente (radiothérapie associée parfois de chimiothérapie) pour s'assurer que l'ensemble des cellules cancéreuses a été détruit. Le Dr Scholl ajoute que dans ce cas "si on laisse les ovaires à une jeune femme pour éviter la ménopause, il faut effectuer une transposition (opération consistant à déplacer les ovaires afin qu'elles ne se situent plus dans l'axe des rayons, ndlr) sinon la radiothérapie stoppera le fonctionnement des ovaires."

Quelle efficacité à ces traitements ?

Dans le cas des tumeurs précoces, la survie après opération chirurgicale (hystérectomie et chaîne ganglionnaire) est proche de 90 %-100 %. "Par contre, dans le cas des cancers avancés, tout dépend de la réponse au traitement. Alors que la majorité des femmes aura une réponse complète au traitement et aura un taux de survie élevé (autour de 80 % à 5 ans), les patientes chez lesquelles il persiste un résidu tumoral ou ganglionnaire à la fin du traitement auront une rechute dans près de la moitié des cas," indique le Dr Susy Scholl.

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