Tout ce que vous devez savoir sur le cancer du col de l'utérus "On peut guérir sans la chirurgie"

Un cancer au stade dit précoce peut entraîner différents traitements qui varient selon les régions mais dont l'efficacité reste la même.
La chirurgie n'est souvent pas recommandée en première intention : la tumeur est déjà trop grosse pour être opérée et touche d'autres organes. Tenter de la retirer serait donc prendre le risque de toucher ces organes (vagin, vessie parfois rectum). Le premier traitement administré est une radiothérapie : la curiethérapie. Il s'agit d'envoyer des rayons sur le col, au contact même des tumeurs.

La curiethérapie (envoi de rayons directement sur le col, au contact même des tumeurs) peut être réalisée de deux façons. La sonde émettant des rayons peut être placée au contact du col pendant plusieurs jours (on parle de curiethérapie à bas débit de dose) ou alors quelques minutes pendant plusieurs séances sur plusieurs jours (à haut débit de dose). La tumeur est ainsi réduite et devient opérable quelques semaines après la fin de ce traitement

Traitements sur mesure

Au stade avancé, le cancer est plus difficile à traiter et nécessite une radiothérapie externe (et non localisée au col comme dans le stade précoce). Cette radiothérapie irradie à la fois l'utérus et les ganglions. Le but est de délivrer une certaine dose de radiations en 25 séances en général. A raison de 15 min de traitement par jours, pendant 5 semaines, les contraintes sont importantes (surtout lorsque la patiente habite à distance de l'hôpital). Une fois par semaine une chimiothérapie peut être ajoutée pendant la période de radiothérapie. Enfin, une curiethérapie peut être administrée après ces deux traitements pendant plusieurs jours.
Le recours à la chirurgie après ces trois traitements est discuté mais la règle généralement appliquée est que plus le stade du cancer est évolué et moins la chirurgie est pratiquée, le corps étant déjà fatigué par les traitements et l'atteinte cancéreuse et en plus il y a toujours un risque d'atteintes urinaires qui ne pourrait que nuire à la qualité de vie.
Mais le Dr Claire Charra-Brunaud ajoute : "On peut guérir sans opération, quel que soit le stade de la tumeur", il n'y a donc pas de généralités dans les traitements, chaque patiente est unique et sa réponse aux différents traitements rarement prévisible à 100 %.

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