Octobre rose : un mois pour promouvoir le dépistage du cancer du sein

La meilleure prévention contre le cancer du sein, c'est la mammographie. C'est pourquoi les autorités sanitaires organisent pour la 5e année consécutive un "mois rose", visant à promouvoir le dépistage organisé et gratuit pour les femmes de 50 à 74 ans.

Octobre rose : un mois pour promouvoir le dépistage du cancer du sein
© S de P

En 2005, quelque 50 000 nouveaux cas de cancers du sein ont été dépistés en France, soit 36,5 % des nouveaux cas de cancers chez les femmes, ce qui le place au premier rang en termes de fréquence. Heureusement, le cancer du sein est aussi l'un de ceux qui se soigne le mieux, s'il est pris à temps. En France, le taux de survie à 5 ans est d'environ 85 %. Ce chiffre est en constante augmentation depuis quelques années, grâce aux dépistages individuel et organisé.

Mais on peut faire mieux, beaucoup mieux même, puisque seules 52,5 % des femmes concernées par le dépistage organisé y ont participé en 2008. D'où l'importance des campagnes de communication du mois d'octobre. Cette année, l'Institut national du cancer (IncA), le ministère de la Santé et l'Assurance maladie ont privilégié trois axes de communication.

 D'abord, il s'agit de convaincre les femmes qui sont suivies dans un autre cadre de s'insérer dans les programmes de dépistage organisé, en leur prouvant qu'ils sont tout aussi fiables. Rappelons que ce dépistage est offert à toutes les femmes de 50 à 74 ans : il consiste en une mammographie réalisée gratuitement et sans avance de frais, qui sera soumise à une double lecture.

cancer sein photo
Une vaste campagne d'affichage pour promouvoir le dépistage organisé du cancer du sein pour toutes les femmes de 50 à 74 ans. © IncA

 Un autre axe de travail consiste à essayer de balayer les freins psychologiques qui existent encore. Plusieurs études ont démontré que le dépistage organisé était suivi différemment selon les départements (Paris arrivant dans les derniers) ou encore la classe socio-économique. Les populations migrantes, particulièrement, se font moins dépister que la moyenne. Cela peut notamment s'expliquer par la précarité dans laquelle elles vivent parfois ainsi que par la barrière de la langue.

 Enfin, il s'agira aussi de rappeler aux médecins traitants qu'ils ont un rôle à jouer dans ce dépistage organisé, de même qu'aux gynécologues, pour la plupart déjà très impliqués.

Pour atteindre leur objectif de 70 % de participantes au dépistage organisé, les organisateurs n'ont pas lésiné sur les moyens : campagnes d'affichage, spots radio, exposition itinérante... Et même un partenariat avec la série TV phare de l'access prime time : "Plus belle la vie". Plusieurs actrices ont accepté d'associer leur image à la campagne de promotion du dépistage organisé. Elles ne sont pas les seules célébrités à s'être prêté au jeu. Il y a quelques semaines, le magazine Marie-Claire avait réussi à convaincre une dizaine de personnalités françaises, parmi lesquelles Sylvie Testud, Rachida Brakni ou encore Estelle Lefébure, de poser seins nus dans le cadre de cette campagne. Le slogan : "Elle va montrer ses seins, elle va sauver sa vie".

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Pour en savoir plus sur la campagne Octobre rose, rendez-vous sur le site de l'IncA