Légère baisse des IVG en France

En 2016, 211 900 femmes ont volontairement interrompu leur grossesse. Ce nombre est en légère baisse pour la troisième année consécutive, selon une enquête de la DREES.

Légère baisse des IVG en France
© Vadim Guzhva - 123 RF

Le dernier rapport de la DREES montre une légère baisse du nombre d'interruptions volontaires de grossesse (IVG) en France. En 2016, 211 900 interruptions volontaires de grossesse (IVG) ont été réalisées. Leur nombre est ainsi en légère baisse pour la troisième année consécutive.

Chez les moins de 20 ans, les taux continuent de décroître depuis 2010, atteignant 6,7 recours pour 1 000 femmes parmi les 15-17 ans et 17,8 parmi les 18-19 ans. En revanche, et sans surprise, ce sont les femmes de 20 à 24 ans qui restent les plus concernées, avec un taux de 26 IVG pour 1 000 femmes.

Les écarts régionaux perdurent, les recours allant du simple au double selon les régions : de 10,3 IVG pour 1 000 femmes en Pays de la Loire à 20,1 IVG en Provence-Alpes-Côte d'Azur et plus de 25 IVG dans les départements d'Outre-Mer.

18 % des IVG ont été réalisées en dehors d'une structure hospitalière en 2016 (16,4 % en libéral et 1,2 % dans les centres de santé ou les centres de planification familiale). À l'hôpital, la part des IVG instrumentales continue de décroître et s'élève à 44 %, alors que les IVG médicamenteuses augmentent (56 %).

Législation et IVG. La loi de modernisation de notre système de santé de janvier 2016 a supprimé le délai de réflexion obligatoire de sept jours entre la première et la deuxième consultation pour obtenir une IVG. De plus, tous les actes nécessaires pour une IVG sont remboursés à 100 % depuis le 1er avril 2016. Enfin, les sages-femmes peuvent pratiquer des IVG depuis juin 2016. Rappelons encore que le délai maximal de recours à l'IVG est de 12 semaines pour l'IVG instrumentale et de 7 semaines pour l'IVG médicamenteuse.

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