Pilule d’urgence : un accès facilité dans les collèges et lycées

Les modalités de délivrance de la pilule du lendemain par les infirmeries scolaires sont désormais simplifiées. Revenons sur les principales mesures mises en place pour faciliter l'accès à la contraception depuis 2012.

Pilule d’urgence : un accès facilité dans les collèges et lycées
© Sonya Etchison - 123 RF

Le décret relatif à la délivrance de la contraception d'urgence par les infirmiers scolaires a été publié au Journal officiel le 28 mai. Concrètement, la condition de "détresse" des élèves qui la demandent, jusqu'ici exigée par la loi, est supprimée, explique le communiqué de presse adressé par le ministère de la Santé. "Cette décision permettra de réduire les délais d'accès à la "pilule du lendemain" et de faciliter le recours à celle-ci dans les établissements du second degré", explique-t-il.

Cette mesure s'inscrit dans la continuité des décisions prises par Marisol Touraine depuis 2012, pour améliorer l'accès à la contraception et à l'IVG, via une information accessible et un parcours de soins facilité. 

Remboursement à 100% l'IVG. Le 1er avril 2016 a marqué une nouvelle étape dans l'accès des femmes à l'interruption volontaire de grossesse (IVG). Désormais en effet, la Sécurité sociale rembourse intégralement tous les actes médicaux (examens de biologie, consultation de recueil du consentement, échographies…) réalisés dans le cadre d'une IVG. 

Mais aussi, la gratuité de la contraception d'urgence pour les étudiantes, annoncée dès 2012.

La suppression du délai de réflexion de sept jours entre les deux consultations pré-IVG, ou encore la possibilité pour les sages-femmes de pratiquer les IVG médicamenteuses. Dans un décret publié le 5 juin 2016 au Journal Officiel, Marisol Touraine a de fait élargit le champ de compétences des sages-femmes. 

Accès facilité à la pilule pour les mineures. Par ailleurs, afin de faciliter l'accès à la contraception, les mineures de plus de 15 ans peuvent se faire délivrer gratuitement et en toute confidentialité une contraception (pilule de 1ere ou 2e génération, stérilet, implant), donc sans le consentement de leurs parents. A cela deux conditions toutefois : présenter au pharmacien l'ordonnance obtenue après consultation d'un médecin généraliste et la carte Vitale des parents ou une attestation d'affiliation à un régime de sécurité sociale. A la pharmacie, le professionnel doit demander à la jeune fille si elle souhaite bénéficier du "secret de prescription". Si tel est le cas, celui-ci a l'obligation de le notifier sur l'outil de facturation afin qu'il ne soit pas fait mention de la délivrance de la contraception sur les relevés de remboursement de l'Assurance maladie.

Rappelons enfin qu'un numéro vert d'appel unique et fiable, le 0800 08 11 11 est opérationnel depuis septembre 2015.

Plus d'infos sur la contraception : choisirsacontraception.fr

Plus d'infos sur l'IVG : ivg.gouv.fr

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