La pilule n’augmente pas le risque de malformation chez le bébé

Une étude de grande ampleur met hors de cause la pilule quant au risque de malformation du foetus lorsque celle-ci est maintenue en début de grossesse.

La pilule n’augmente pas le risque de malformation chez le bébé
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Dans les années 70 et 80, plusieurs études avaient mis en évidence une association entre la contraception orale et l'apparition de malformations du coeur et des membres chez le bébé. D'autres études réalisées depuis n'avaient toutefois pas établi de lien, laissant donc penser que la prise de pilule ne pouvait avoir une influence nocive sur la grossesse. Une nouvelle étude, publiée dans le British Medical Journal (BMJ) du 6 janvier, vient confirmer l'absence de lien entre contraception et malformations congénitales. Menée au Danemark entre 1997 et 2011, elle a porté sur 900 000 naissances. Après avoir exclu les malformations liées à des causes connues (trisomie 21, exposition prénatale à l'alcool, etc.), les chercheurs ont étudié les 2,5% d'enfants souffrant de malformations. Premier constat : il est rare qu'une femme continue à prendre la pilule une fois enceinte. En effet, 8% des femmes étudiées avaient arrêté leur contraception orale moins de 3 mois avant leur grossesse tandis qu'1% seulement avait continué à la prendre alors qu'elles étaient déjà enceintes. La plupart des mères (68%) avaient arrêté les contraceptifs oraux plus de 3 mois avant la conception, tandis que 21% n'avaient jamais pris la pilule. Mais la conclusion de cette étude, c'est que les femmes qui avaient continué à prendre la pilule n'avaient pas plus de risques de malformations congénitales que celles qui n'avaient jamais pris la pilule ou qui l'avaient arrêtée avant d'être enceintes. De quoi en finir avec une vieille idée reçue. Ces résultats devraient "rassurer les femmes qui se sont retrouvées enceintes alors qu'elle prenaient un contraceptif oral ou quelques mois seulement après l'avoir arrêté" estiment les auteurs. 

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