Le préservatif, unique rempart contre le VIH

Les préservatifs sont les seuls contraceptifs capables d'empêcher la transmission des infections sexuellement transmissibles, dont le VIH. Aujourd'hui en France, environ 150 000 personnes sont infectées, la plupart suite à des rapports sexuels non protégés.

Environ 10,9% des Français interrogés sur leur contraception (1) déclarent utiliser le préservatif comme contraceptif. C'est le moyen le plus utilisé chez les jeunes entre 15 ans et 19 ans. Après, il semble être victime du désaveu des Français plus âgés.

Pourtant, il reste le seul et unique contraceptif capable d'empêcher la transmission des infections sexuellement transmissibles : chlamydia, hépatite B, syphilis et VIH, entre autres. Aujourd'hui 150 000 Français qui sont séropositifs, dont 32 000 femmes. Parmi les personnes infectées, le taux de chômage est de 18,1% et le revenu médian de 780 euros. Ces conditions de vie ne favorisent en rien le suivi médical et thérapeutique

Dans le monde, 33 millions d'adultes vivent avec le VIH/sida. En 2007, plus de 2 millions en sont morts et 2,5 millions de personnes ont été infectées.

L'activité de dépistage en France se maintient à un niveau élevé puisque 4,9 millions de tests de dépistage ont été effectués en 2004.

L'arrivée des soirées bareback en France

Pourquoi autant de personnes sont-elles encore infectées alors qu'il est pratiquement impossible de ne pas savoir que des rapports sexuels non protégés ou l'utilisation de seringues déjà utilisées sont des comportements à risque ? Si les campagnes de prévention et d'information des années 1990 semblent avoir eu un effet légèrement positif sur le taux d'utilisation du préservatif, cela ne semble plus vraiment le cas aujourd'hui.

Pour preuve, les soirées bareback. Le principe ? La pratique et le culte de rapports sexuels non protégés dans un contexte à risque, et par extension un courant polymorphe prônant le culte et la revendication de cette forme de pratique sexuelle, ainsi que le culte du sperme. A la base cantonnée à certains milieux gays américains, le barebacking étend ses tentacules jusqu'en Europe où il est très à la mode dans certains milieux, hétérosexuels et jeunes. Les barebackers soutiennent que le port du préservatif les empêche d'être en érection et/ou nuit à la qualité des sensations. Ils associent aux pratiques non protégées le sentiment de se donner complètement à leur(s) partenaire(s). Ces personnes ne sont qu'une petite communauté, loin d'être majoritaires mais ce type de comportements existe à l'échelle individuelle, sans être affilié à tel ou tel ou courant.

Le B.A. Ba du préservatif

Parfois, d'autres événements plus anodins peuvent être à l'origine de la transmission. Déchirement du préservatif ou mise en place trop tardive peuvent expliquer certains cas.

Ainsi, pour tous les rapports sexuels avec différents partenaires, qu'ils soient occasionnels ou réguliers, il faut absolument et nécessairement utiliser un préservatif à chaque fois. Le préservatif masculin est à usage unique (il ne peut être réutilisé), il doit être déroulé sur le sexe en érection AVANT toute pénétration et doit être retiré sitôt l'éjaculation terminée.

Il peut également arriver qu'il glisse, ce qui n'est pas rare, surtout lorsqu'il a été mal mis ou qu'il a été utilisé avec des lubrifiants gras, ce qui n'est pas conseillé. Des lubrifiants spécifiques sont disponibles en pharmacie et grandes surfaces.

Quel préservatif utiliser ?

Premier commandement, n'utilisez que des préservatifs qui portent la marque CE ou NF parce qu'ils ont subi des contrôles réguliers et répondent à des normes très strictes : dimensions, volume, pression à l'éclatement, résistance à la traction, absence de perforation, stabilité des couleurs. Ne faites confiance qu'aux marques qui respectent ces normes. Après, chacun choisit en fonction de ses envies et de son budget.
Sachez qu'il existe des préservatifs pour toutes les bourses de 15 cents à plus de 1,50 euro l'unité. Pensez aussi au préservatif féminin pour une protection différente. En effet, en forme de doigt de gant, ce dernier peut s'insérer dans le vagin plusieurs heures avant le rapport et peut rester en place pour différents rapports, avec le même partenaire évidemment.

Pour les personnes allergiques au latex, il existe des préservatifs en polyuréthane. Enfin, pour optimiser l'effet contraceptif, il est possible d'y ajouter un spermicide et/ou l'utilisation d'autres contraceptifs (stérilet, anneau, pilule, etc.).

(1) Baromètre santé 2005