La ménopause en 10 questions L'ostéoporose est-elle inévitable ?

le risque de fracture dépend surtout des antécédents familiaux.
Le risque de fracture dépend surtout des antécédents familiaux. © Artur Gabrysiak - Fotolia.com

Après la ménopause, la perte osseuse s'accélère car la capacité du corps à produire du tissu osseux diminue. Les os se fragilisent, à tel point que des fractures peuvent se produire à la suite d'un traumatisme léger, notamment au niveau du poignet et de la colonne vertébrale (tassement vertébral), et plus tardivement au niveau du col du fémur.

Si l'ostéoporose débute dans 90% des cas au moment de la ménopause, elle n'affecte heureusement pas toutes les femmes. Le risque d'ostéoporose dépend avant tout des prédispositions. Clairement, si la mère de la femme ménopausée souffre déjà d'ostéoporose, sa fille a davantage de risque. Il dépend également d'autres facteurs de risque, mais dans une moindre mesure. Exemple la minceur, du fait qu'elle s'associe à des carences, et que le manque de tissu musculaire protège moins bien le squelette. Et aussi : les antécédents de fractures, l'hyperthyroïdie, la sédentarité, l'alcool, le tabac, certaines carences (vitamine D, calcium), un traitement à la cortisone, une ménopause précoce, peuvent augmenter le risque d'ostéoporose.

En cas d'antécédent maternel d'ostéoporose, le médecin vous prescrira un examen appelé l'ostéodensitométrie, avec pour objectif d'estimer votre minéralisation osseuse, votre risque de fracture, et surtout de vous apporter des solutions pour réduire ce risque (conseils d'hygiène alimentaire, médicaments, etc.).

 

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