J'ai testé pour vous... Le cours de yoga "Inspirez par les narines et sentez l'air contre les parois"

sentir l'air sur les parois de ses narines... tout un programme !
Sentir l'air sur les parois de ses narines... Tout un programme ! © Cécile Debise / Journal des Femmes

Pour assister à un cours de yoga, je vous le dis tout de suite : mieux vaut être en forme ! Fatiguée ? Vous risquez de vous endormir dans les 5 premières minutes. Eh oui, parce que tout commence par de la relaxation. Je suis maintenant allongée sur le petit tapis de sol. Et Evelyne me demande de respirer par le nez (bin oui quoi, je ne suis pas enrhumée !) et de prendre conscience de l'air qui s'insinue dans mes narines, puis en ressort. Je dois le sentir et le visualiser en train de remonter puis redescendre le long des parois. Diable : jamais je n'avais autant porté attention à ce phénomène naturel.

J'ai à peine le temps de m'émerveiller de cet air salvateur qui me submerge que Véronique nous incite déjà à travailler notre ouïe. Houla, moi qui suis sourde comme un pot, je sens que je vais souffrir. Et de fait : "Ecoutez d'abord les sons avec votre oreille droite. Puis, quand vous êtes prêts, passez à l'oreille gauche. Enfin, prenez conscience des sons dans vos deux oreilles en même temps." Les sons, ce n'est pas ça qui manque dans ce petit coin du Salon zen. Sauf qu'en général on les entend sans les écouter. Tenter de les reconnaître, de les distinguer et de les situer dans l'espace se révèle assez intéressant, mais je ne suis pas vraiment sûre que ça me détende.

Maintenant que nous sommes bien relaxés (enfin les autres, parce que moi je viens de prendre conscience du bruit environnant et je n'aspire qu'à mon prochain week-end à la campagne !), il est temps de passer aux exercices de posture. "Je vais juste vous montrer quelques exercices. Chacun les fait à son rythme et sans forcer. Encore une fois, le but est de se faire du bien, pas du mal", insiste Evelyne.

Le dos bien droit !

Pour l'instant, tout va bien : nous sommes allongés et il nous suffit de remonter les jambes doucement, histoire d'étirer la colonne. Puis Evelyne nous montre un enchaînement de 4 mouvements, à effectuer à la vitesse d'un escargot mal réveillé. J'étouffe un bâillement, tout en me sentant légèrement coupable de ne pas me sentir envahie de cette plénitude à laquelle les élèves de yoga aspirent.

 

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Etirements, postures effectués tout en douceur. © Cécile Debise / Journal des Femmes

Cette fois, je suis vraiment dans la panade : la prof nous demande de nous tenir bien droit et d'enchaîner trois mouvements debout, avec toujours le dos bien droit, surtout pas cambré, encore moins voûté. Oups : j'ai donc tous les défauts qu'il faut pour échouer lamentablement. Ce qu'Evelyne ne tarde pas à remarquer. Elle se dirige vers moi et vient corriger ma posture, non sans mal : "Faites attention, vous êtes encore jeune (ndlr : merci pour le "encore"), mais ce défaut risque de s'accentuer avec le temps et vous aurez l'air de vous renfermer sur vous-même." Bon et je fais comment pour me sentir détendue après ça, moi ?! D'accord, je me dois tout de même d'ajouter qu'Evelyne dit tout ça avec le sourire et qu'une fois ma posture corrigée, je me sens effectivement plus à l'aise, je respire mieux.

Il ne reste plus que quelques minutes et juste le temps qu'il faut pour s'allonger encore, respirer ("mais pas profondément, ce qui n'est pas naturel") et tenter de ne penser à rien, une tâche relativement difficile. Et voilà : fin du cours, les lumières se rallument et nous sommes maintenant autorisés à retrouver une activité normale.

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