Isabelle : "Il faut s'accrocher et ne jamais lâcher" Un engagement contre la maladie

Comment en êtes-vous arrivée à courir pour Odysséa ?

Je suis tombée malade en 1992 : j'avais 35 ans. J'ai été soignée et guérie à l'Institut Curie. Bien plus tard, je me suis mise à courir. Et puis un jour, j'ai voulu faire le Marathon des Sables mais je n'avais pas les moyens financiers pour y participer. Je me suis donc mise à chercher un sponsor et j'ai écrit une lettre au chirurgien qui s'était occupé de moi en lui donnant des nouvelles et en lui expliquant mon parcours de coureuse. Je lui ai dit que cela marchait bien et lui ai demandé conseil quant au sponsoring. En retour, j'ai reçu une très belle lettre de ce médecin très investi. Il s'est dit ravi que je défende cette cause à travers la course et que je donne espoir aux femmes, que je leur dise que tout est possible malgré la maladie et même si on est jeune. J'ai également trouvé de l'aide financière auprès de Peugeot et du Conseil Général de Seine et Marne qui sont très à l'écoute de la cause pour laquelle je cours.

"C'est une piqûre de rappel pour les femmes, un moyen de leur dire qu'il faut se prendre en main, prendre soin de son corps"

En quoi consiste votre engagement ?

Aujourd'hui je réponds aux femmes régulièrement, je les accompagne. Je garde un lien, si je peux je leur rends visite. Quand Odysséa s'est créée, je me suis mise à courir pour eux. Je porte leur tee-shirt, je parle d'eux autant que possible à travers mes publications. Chaque fois que je fais une course, j'explique pourquoi je cours et je conseille les femmes. Ça ouvre un dialogue en France, où la communication autour du cancer du sein est relativement récente. Je ne fais pas cela uniquement pour récolter des fonds, c'est aussi une piqûre de rappel pour les femmes, un moyen de leur dire qu'il faut se prendre en main, prendre soin de son corps.

Sommaire