Isabelle : "Il faut s'accrocher et ne jamais lâcher" Penser à soi et exister

Quels bienfaits en tirez-vous ?

La course, je la fais pour moi. On a l'impression que la ville, que la nature nous appartiennent, c'est un tel plaisir ! On se retrouve en forêt en pleine nuit, chose que je ne ferais jamais seule. On est dehors tout le temps. Quand on travaille tout le temps enfermée, c'est un bien fou. Il y a donc cette proximité avec la nature mais aussi le bien-être du corps. On a une jolie silhouette, on ressemble à quelque chose. Le plaisir de s'occuper de soi, ça fait du bien. On ne peut bien s'occuper des autres qu'en s'occupant bien de soi. Je peux maintenant généreusement donner aux autres car j'ai tout récupéré physiquement, mon corps m'appartient. Ça me permet de développer un mental encore plus solide, ça renforce. C'est parce qu'on a un mental solide que l'on peut faire de la course, et inversement. C'est important de trouver son truc, qui nous appartient. Ça peut être l'écriture, l'art, peu importe, tant que l'on trouve son truc. C'est beaucoup moins autorisé chez une femme d'avoir sa passion, c'est moins accepté. C'est difficile pour les enfants et le conjoint. Les enfants estiment qu'on leur appartient. On est des êtres de devoir... Il ne faut pas s'oublier, nous devons faire attention à penser à nous-même. Il est important de penser à soi et d'exister. En tant que femme, on a tendance à se donner corps et âme à l'amour.

"Il ne jamais lâcher, dans la maladie comme dans la vie, il faut s'accrocher"

Quel conseil donneriez-vous aux femmes qui vous lisent ?

Il faut se raccrocher à la vie, à celui qui passe, qui nous emmène. C'est symbolique. Il ne faut jamais lâcher, dans la maladie comme dans la vie, il faut s'accrocher. Le mieux revient toujours. Aux femmes abattues, je le dis toujours. Il y aura un mieux et il faut y croire.

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