Le sport, c'est utile contre...

Obésité, mal de dos, dépression, Alzheimer... Le sport est bon pour la santé ! Découvrez ses bienfaits trop souvent ignorés et qui vous donneront l'envie de chausser vos baskets.

Le sport, c'est utile contre...
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Obésité et syndrome métabolique

Trop souvent, le manque d'activité physique est assimilé à la sédentarité. Pourtant, une méta-analyse d'Edwardson et al. a mis en évidence la relation entre le temps de sédentarité et le risque d'avoir un syndrome métabolique. L'activité physique pratiquée régulièrement ne suffit donc pas à éviter le surpoids et les problèmes médicaux liés. Il est donc recommandé de pratiquer une activité physique régulière mais également de diminuer le temps passé assis, comme devant l'ordinateur, la télévision, les jeux vidéo.

 L'activité physique peut également aider à maintenir un poids normal et, si besoin, à perdre quelques kilos. Les femmes sont particulièrement concernées puisque le risque de crises cardiaques est trois fois plus élevé en cas de surpoids.

L'activité physique participe, avec le régime, au contrôle de la surcharge pondérale, en augmentant la masse maigre et en réduisant la graisse abdominale. Elle est également utile pour maintenir une perte de poids et prévenir une reprise.

 La prise en charge de l'obésité infantile est dorénavant un enjeu majeur de santé
publique dans les pays comme la France. Si la modification du comportement alimentaire intervient en première intention, il est prouvé que l'activité physique permet une amélioration des paramètres sanguins (sensibilité à l'insuline, triglycérides, cholestérol).

Chez l'adulte, les données épidémiologiques montrent que la réduction de l'activité physique est liée à une augmentation de la prévalence de l'obésité. Une étude portant sur 10 221 hommes suivis pendant 7 ans a également indiqué que la prise de poids est inversement proportionnelle à l'augmentation de l'activité physique.

Mal de dos et troubles musculo-squelettiques

La lombalgie (mal de dos) concerne entre 70 et 85 % des adultes au cours de leur vie, occasionnant au moins un arrêt de travail, comme le montre une revue de la littérature scientifique réalisée par Henchoz Y. Les études ont formellement montré que le repos au lit est nocif, même en cas de lombalgie aiguë. Il est indispensable de maintenir un quotidien aussi actif que possible. Dans cette optique, l'activité physique est conseillée à la fois en traitement des lombalgies (aiguës et chroniques) et en prévention. Elle permet également de prévenir la récurrence des symptômes. De plus, les études ont montré que l'activité physique a des conséquences positives d'ordre psychologique et social.

 La pratique d'une activité physique permet un renforcement musculaire chez les patients souffrant de rhumatismes inflammatoires chroniques (polyarthrite rhumatoïde...), que ce soit en début de pathologie ou chez les sujets âgés. Les activités permettent d'entretenir la mobilité du rachis et la musculature. Les études ont également prouvé que l'activité physique au-delà de 70 ans continue d'exercer un effet important pour réduire la perte osseuse liée à l'âge. Le risque de fracture du col du fémur en est par exemple diminué.

Les différentes études sur les lombalgies mais également les troubles musculo-squelettiques vont dans le même sens, préconisant une fréquence de 2 à 3 entraînements hebdomadaires d'une durée de 60 à 90 minutes pour favoriser le renforcement musculaire, l'endurance cardiovasculaire et la mobilité en cas de douleurs chroniques.

Dépression

L'activité physique diminue les états dépressifs et anxieux, que ce soit dans la population en bonne santé ou parmi les personnes qui ont déjà souffert de dépression, comme l'a montré De Matos dans une revue d'études menées sur le sujet. L'activité agit aussi bien sur le plan psychologique, que biochimique ou physiologique.

L'activité physique est un complément de traitement de la dépression peu utilisé, mais dont l'efficacité est reconnue. Chez les patients dépressifs ou anxieux, elle peut agir en complément des méthodes de traitement classiques : psychothérapie et médicaments.

 Bouger protège son humeur de façon durable. Les personnes âgées (65-79 ans), qui ont fait régulièrement de l'activité, sont protégées de la dépression entre 2 et 9 ans après l'arrêt de l'activité.

Alzheimer

L'activité physique peut être bénéfique à des pathologies qui n'ont aucun lien direct avec les muscles ou les os. C'est le cas de la maladie d'Alzheimer. Une étude menée par Teri et al. a montré qu'un programme d'activité physique pour les patients atteints de la maladie d'Alzheimer, associé à un programme d'éducation pour les aidants familiaux ont permis une amélioration du fonctionnement physique, un meilleur niveau d'activité motrice et une diminution des scores de symptômes dépressifs par rapport aux patients n'ayant pas suivi le programme.

Les études sur l'effet de l'activité physique dans le cadre de la prise en charge de la maladie d'Alzheimer sont peu nombreuses pour le moment. Néanmoins, plusieurs d'entre elles ont permis de mettre en évidence l'effet positif de l'activité physique auprès des malades, notamment par une diminution du risque de mortalité et de morbidité, une diminution du risque de chutes et de la dégradation des aptitudes aux activités quotidiennes. L'étude de Luijpen et al. a mis en évidence une réduction de l'agitation et de l'agressivité du malade chez les patients ayant une activité physique journalière comme la marche à pied.

Une étude, présentée à Paris au cours de la conférence internationale 2011 de l'Association Alzheimer, effectuée par une équipe de chercheurs américains du Harvard Medical School, a mis en évidence un lien entre l'activité physique et le déclin mental chez 2 800 femmes âgées de plus de 65 ans. à la suite d'un suivi de 5 années, il a été constaté que les femmes qui effectuaient 30 minutes de marche chaque jour obtenaient des tests cognitifs plus performants que celles qui étaient inactives.

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