Rester en forme à l'arrêt du tabac Mettre toutes les chances de son côté

Peut-on se préparer en amont ?

Il le faut. La vie est rythmée depuis de longues années par cette prise de cigarette. Les chances de succès sont plus fortes si l'on se prépare. On casse ses habitudes en commençant par ne plus fumer une cigarette sans en être conscient. On la regarde, on la respire, on transforme un geste jusqu'alors automatique en un geste conscient. Ensuite, on fixe une date d'arrêt et on liste tous les éléments positifs qui en découleront : le teint redevient clair, plus rose, les cheveux sont plus beaux, les poumons se remettent à vieillir à une vitesse normale, on sent bon et on peut s'offrir un cadeau avec l'argent économisé.

Certaines ont peur d'arrêter, d'autres ont peur d'être non fumeuses, de ne plus savoir comment se comporter en société sans cigarette par exemple. Il est donc important d'imaginer toutes ces situations angoissantes et de les anticiper. On prévient ainsi les rechutes. Il faut du courage initialement pour arrêter mais il faut travailler dès le début sur le long terme. 50 % des rechutes ont lieu entre 3 mois et un an. Pour cela, la thérapie cognitive et comportementale permet d'anticiper, de savoir comment on va gérer ses émotions dans certaines situations.

Et au moment de l'arrêt, faut-il prendre des dispositions ?

On passe son domicile non fumeur pour commencer. Si notre compagnon est également fumeur, on fait en sorte qu'il nous accompagne dans l'arrêt, qu'il soit un allié et non un ennemi. On l'annonce à l'entourage et on règle son activité physique à un niveau supérieur. Non seulement cela occupe, mais limite la prise de poids.

Sommaire